« Les Suédois paient cher, mais ils sont à l'abri »

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Publié le 7 septembre 2009.

« Je vais devoir travailler jusqu'à 66 ans ! » A 46 ans, Jean-Philippe Garrigue vient de recevoir son premier relevé de cotisations. Le bilan n'est pas brillant, mais il s'y attendait : « Travailler à l'étranger m'a coûté dix années de cotisation. » Pourtant, ce chef pâtissier de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) n'échangerait pour rien au monde sa retraite contre une pension américaine. « J'ai gardé des amis de la période où je travaillais aux Etats-Unis. Ils ont perdu des sommes monstrueuses avec la crise. En Amérique du Sud, c'est encore pire : j'ai vu des gens sortir de la banque en pleurant, parce qu'ils avaient perdu les économies de toute une vie. »

« En France, notre système reste assez solide. Mais au rythme actuel, ça va partir très vite partir en brioche », craint-il. Le seul système qu'il envie : celui des Suédois. « J'ai de la famille là-bas et même s'ils paient cher, ils sont vraiment à l'abri. » Pour lui-même, il semble avoir trouvé la solution. « Je passerai ma retraite avec ma femme en Amérique du Sud. Là-bas, les 500 ou 600 euros que je toucherai me permettront de vivre correctement. » W

Pierre Boisselet

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