DEBAT – Votre avis après la fermeture d’une classe de Lycée à Saint-Maur-des-fossés...
Moins d'une semaine après avoir repris le chemin de l'école, les trente-six élèves d'une classe de première ES du lycée d'Arsonval, à Saint-Maur-des-fossés (Val-de-Marne), ont été invités à rester chez eux ce lundi. Dimanche, le préfet a — conformément aux
consignes de l'Education nationale — décidé de fermer la classe pendant sept jours après la détection de huit cas de grippe parmi les élèves. Une première en France. Nous vous avons demandé ce que vous en pensiez.
«Fermer une classe huit jours durant ne pose peut-être pas tant de problème que ça, lance Muriel. Mais qui dit que dans dix jours il n'y aura pas un autre cas de grippe d'un autre élève de cette même classe qui l'aura chopé ailleurs? On refermera cette même classe 8 jours, et ce jusqu'à quand?» Pour Soldadelimperatrice, «confiner les cas suspects ou avérés, c'est bien, si il y a des raisons de le faire; la grippe peut s'attraper tous le temps (été comme hiver), tout dépend de notre capacité immunitaire, et de quelques règles d'hygiène simple que nos parents doivent nous avoir appris. Ce n'est pas six jours de classe en moins qui changeront grand chose au programme des cours mais le rôle de la presse est d'informer, pas d'"intoxiquer".»
«Qui sera lésé?»
Plus virulent, Perpi s'exprime ainsi: «Je suis effarée de tout ce que je lis. Entre les paranoïaques et les insouciants, il y a de quoi avoir peur. Avez-vous, les années précédentes, vu autant de cas de grippe autour de vous en plein été? C'est un virus qui est dormant pendant cette période. Donc, à la fin de l'été, je vous dis pas la vitesse à laquelle la grippe A va se propager et sa virulence (même sans mutation).»
Des analyses de sang doivent confirmer qu'il s'agit bien du virus H1N1 pour les cas de Saint-Maur-des-fossés, mais vu la rapidité de la propagation, «il ne fait guère de doute qu'il s'agit bien de la grippe A», selon la préfecture. Vendredi, Laure, en terminale à d'Arsonval, a ainsi eu la surprise de voir ses camarades «sortir masqués et encadrés du lycée. Ça fait tout de même un peu peur, même si on a été bien informés.»
Si les élèves restent chez eux, «la continuité pédagogique sera bien assurée», affirme Laurent Petrynka, directeur de cabinet du recteur de Créteil. Ce matin, une équipe de techniciens doit se rendre dans l'établissement pour mettre en place un «cartable en ligne», sur le modèle d'un dispositif existant déjà dans les collèges de l'académie. Dans la journée, les lycéens devraient pouvoir consulter sur Internet les devoirs à faire et des cours mis en ligne par leurs professeurs.
Dans les commentaires sous cet article, Lilly31 lance également ceci: «Qui sera lésé? Ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir Internet, ceux qui se préservent d'Internet et ceux pour qui Internet ne passe pas dans leur région!». Glak aussi se demande comment vont faire ceux qui n'ont pas d'ordinateur. «On soupçonne la grippe A mais les rien n'est confirmé, lance de son côté Titouille. C'est une politique de la terreur!»
Et vous, qu'en pensez-vous? Faut-il fermer les classes à risque? Comment prendre en charge les élèves ainsi déscolarisés? Continuez à nous le dire ci-dessous dans les commentaires...
20minutes.fr