EDUCATION - Le ministre a déclaré vouloir une «revalorisation significative» de leurs salaires en début et milieu de carrière...
Ce sont les profs qui vont être contents. «Les enseignants français ne sont pas assez payés en début de carrière et en milieu de carrière, nous allons y remédier»,
a promis ministre de l'Education, dimanche, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, sans vouloir donner de chiffres précis.
Il a déclaré vouloir une «revalorisation significative» des salaires. Ceux-ci se situent sous la moyenne de l'OCDE. Luc Chatel s'est engagé à ouvrir «la discussion dès demain (ce lundi, ndlr)». «Je souhaite que ces questions soient arbitrées, bouclées d'ici la fin du mois de janvier, début du mois de février, pour être mises en oeuvre dans le cadre de la rentrée 2010», a-t-il souligné.
Du tutorat rémunéré
«Il y a aussi l'idée qu'on rémunère mieux les enseignants parce qu'ils accomplissent de nouvelles missions», a observé le ministre. «Si on propose à un enseignant de faire du tutorat dans le cadre de la formation des maîtres, si on les associe davantage à l'orientation, je souhaite qu'on les rémunère en conséquence».
Début septembre, le syndicat SNUipp-FSU avait annoncé que le ministre avait l'intention de publier dans les semaines suivantes des mesures sur la revalorisation pour les enseignants à certains niveaux de carrière. Le ministre avait alors indiqué qu'il annoncerait un calendrier de discussion sur des mesures qui concerneront les enseignants en place et ceux qui vont être recrutés, selon Gilles Moindrot, secrétaire général du premier syndicat du primaire.
Des enseignants déçus par Nicolas Sarkozy
Les syndicats d'enseignants se plaignent de ne pas avoir vu appliquées les promesses de revalorisation des salaires des enseignants promises par le président Nicolas Sarkozy en échange des suppressions de postes dans l'Education nationale (près de 50.000 postes supprimés entre 2007 et 2010). Le ministre a indiqué qu'il allait mettre en place un comité de suivi sur l'aide personnalisée de deux heures hebdomadaires pour les élèves en difficulté, qui rassemblerait des représentants du ministère, de l'Inspection générale et des organisations syndicales, selon le SNUipp.
Cette aide personnalisée, créée à la rentrée 2008 et dont la mise en oeuvre est laissée à la discrétion des établissements, est la principale cible du
mouvement des «désobéisseurs», qui jugent qu'elle alourdit les journées de travail déjà très longues des écoliers. Luc Chatel a assuré qu'il n'avait pas l'intention de mettre en place pour la maternelle une évaluation nationale comme il en existe pour le CE1 et le CM2, a indiqué Gilles Moindrot.
Le ministre a, également, indiqué qu'il avait l'intention de relancer le dispositif de «seconde carrière», qui permet à des enseignants de changer de métier, de rejoindre une autre administration ou une collectivité locale, qui est dans les faits peu utilisé, selon lui.
M. D. avec agence