PRISONS - La garde des Sceaux veut aménager les fins de peine...
Après ses
«mesurettes» pour lutter contre le suicide en prison, la garde des Sceaux veut continuer de
réformer. Michèle Alliot-Marie, estime inadmissible qu'un détenu reste 22 heures par jour en cellule et souhaite développer les activités encadrées, a-t-elle déclaré dans un entretien accordé au
Parisien paraissant samedi. «On ne peut pas admettre que quelqu'un reste 22 heures par jour dans une cellule! Pourquoi, ce n'est qu'un exemple, ne pas faire entretenir les sous-bois pour éviter les incendies de forêt par des détenus encadrés ?» a demandé le ministre qui doit défendre en commission le projet de loi pénitentiaire mardi.
Désengorger les prisons
«Il faut aussi aménager les fins de peine comme un seuil de décompression pour éviter le choc de la sortie et la perte de repères qui peuvent conduire au suicide, à la récidive», selon Michèle Alliot-Marie. A propos de la possibilité d'aménager certaines peines de deux ans de prison, Mme Alliot-Marie répond: «Ce seuil me pose problème».
«Il n'est pas en cohérence avec les mesures prises l'an dernier sur la récidive et
les peines plancher, d'autre part, certains faits punis de deux ans de prison sont déjà graves, comme les attouchements sexuels», déclare le ministre. «Je ne suis pas contre les aménagements de peine, mais ils ne peuvent avoir pour seul but de désengorger les prisons, ils doivent permettre d'exécuter une sanction prononcée par le juge - chaque année, plus de 30 000 condamnations ne sont pas exécutées, ils doivent aussi permettre de mieux gérer la réinsertion des condamnés en fin de peine», dit encore la garde des Sceaux.
Avec agence