A la question de savoir si la taxe carbone porterait également sur l'électricité, comme le réclame la gauche et les écologistes, il répond: «Non. Si la France rejette moins de carbone que les autres pays, c'est grâce à l'électricité, elle-même très majoritairement issue du nucléaire».
François Fillon assure par ailleurs que l'introduction de la taxe carbone n'entraînera pas de hausse des prélèvements obligatoires. «C'est un transfert de fiscalité, pas une taxe nouvelle», assure le chef du gouvernement qui livre des détails sur ce point. «Pour les entreprises, elle (la taxe) sera compensée par une suppression de la part de la taxe professionnelle qui porte sur les investissements (lire encadré). Les ménages, quant à eux, bénéficieront d’une diminution de la fiscalité sur le travail, soit par l’impôt sur le revenu, soit par une baisse des cotisations sociales», assure le Premier ministre.Et d'ajouter: «Pour nos concitoyens les plus défavorisés, des inactifs et des habitants des territoires ruraux, nous étudions en outre des mesures financières d’accompagnement. Il est hors de question d’appliquer uniformément ce dispositif à des Français qui ont le choix et à d’autres qui ne l’ont pas.»
Interrogé par 20minutes.fr, Jean-Paul Besset, député européen Europe Ecologie et proche de Nicolas Hulot, considère que «fixer la taxe à 15 euros par tonne de C02, c'est la vider de son contenu et de son impact. Ça revient à un coup d'épée dans l'eau.» L'élu préconise une taxe à 32 euros, à l'instar de l'ancien Premier ministre Michel Rocard, qui a remis un rapport sur la question fin juillet au gouvernement.