Nicolas Sarkozy se diversifie. Le ministre de l’Economie et des Finances devrait annoncer, demain ou vendredi, qu’il est officiellement candidat à la présidence de l’UMP. Sauf si la crise des otages en Irak vient bouleverser son calendrier. En attendant, le locataire de Bercy, après un été passé devant les caméras à rencontrer la « France d’en-bas », multiplie les rendez-vous, en lien ou non avec sa fonction. Lundi, après un passage remarqué à l’université d’été du Medef, il a reçu pendant une heure au ministère... Tom Cruise. L’acteur américain n’a certainement pas discuté de la prochaine loi de finances avec le ministre, mais peu importe, l’essentiel est dans le coup de pub.
Après Hollywood, Sarkozy a enchaîné avec les chasseurs. Il a écouté, lundi soir, les doléances de Charles-Henri de Ponchalon, président de la Fédération nationale des chasseurs. La FNC s’oppose à la hausse du prix du permis de chasse réclamée par le ministre chiraquien de l’Ecologie, Serge Lepeltier. Sarkozy, « ami des chasseurs » selon Ponchalon, a promis que ce ne serait pas le cas. « En campagne pour l’UMP et 2007, il drague tous les milieux. Les chasseurs représentent près de 1,2 million d’électeurs, un vivier non négligeable pour qui prépare l’avenir », analyse un spécialiste du dossier chasse.
Hier soir, Nicolas Sarkozy devait rencontrer en tête à tête Jacques Chirac. Le chef de l’Etat s’est résigné à voir son concurrent pour 2007 ravir l’UMP. A une condition : ne plus être ministre. Mission impossible ? Bastien Bonnefous
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