La montée en Ligue 1, les dirigeants du RCS y pensent encore en se rasant le matin. Les turbulences à la tête du club et le départ raté en Ligue 2 - 18e avec trois points - avaient amené un peu de modestie dans les discours. Les tensions apaisées, la confirmation de Pascal Janin comme entraîneur et une séduisante fin de recrutement marquent le retour des ambitions du club bas-rhinois.
« Le groupe a une valeur supérieure à son classement. De combien ? Je ne sais pas. Mais je vais faire le maximum pour qu'il remonte », avouait, lundi soir, le président délégué Jean-Luc Herzog, lors de la présentation à la presse d'Habib Bellaïd et d'Arnaud Maire. Un discours qui fait écho à celui de son entraîneur. « Notre classement n'est pas conforme aux ambitions du club, reconnaît Pascal Janin. On va s'atteler à la tâche pour y remédier. » Après cinq journées, le Racing compte déjà sept points de retard sur le troisième, Nantes. Un mauvais départ pas rédhibitoire pour accéder à l'étage supérieur en fin de saison.
Deux équipes ont inversé ces dernières années des situations mal embarquées. Lors de la saison 2003-2004, Caen pointait à la dernière place avec deux points. Trente-trois journées plus tard, les Normands, deuxièmes, validaient leur billet pour l'élite. Une année plus tard, Troyes, 17e avec 4 points, était également parvenu à renverser la vapeur en terminant troisième.
Satisfait de son secteur offensif, Pascal Janin espère que les renforts de dernière minute vont stabiliser sa défense. « A ce moment là, on sera compétitifs et on pourra revenir parmi les meilleures équipes du championnat. » W
F. H.