POLITIQUE - La région est pourtant dirigée par Philippe de Villiers, qui s'est récemment rapproché de l'UMP...
Benoît Fleury, ancien dirigeant du
GUD, a pris ses fonctions au Conseil général de Vendée ce mardi, en tant que directeur des affaires juridiques. Mais si sa précédente
nomination à l'université de Poitiers avait déclenché un tollé, tout le monde joue cette fois l'apaisement. La région est pourtant le fief de Philippe de Villiers, qui s'est récemment rapproché de l'UMP, et qui sera présent mercredi à la
réunion du comité de liaison de la majorité présidée par Nicolas Sarkozy.
«Il faut savoir accorder son pardon aux pêcheurs qui se repentent», a estimé Dominique Paillé, contacté par 20minutes.fr. Car, s'il assure ne pas être au courant de cette nomination pourtant relayée par les médias, le porte-parole de l'UMP suppose que Benoît Fleury, «quel que soit son passé», a connu une «évolution partisane» et a coupé les ponts avec l'extrême-droite.
Un «passé lointain»
Il se trouve que, précisément, l'homme est un repenti. Et s'il a dirigé le mouvement étudiant d'extrême-droite de 1995 à 2000, il assure avoir rompu avec son passé. L'auteur d'un blog relatant
des propos qui lui ont été prêtés par les médias raconte même
qu'il a reçu un mail de l'intéressé, rappelant qu'une décision de justice l'avait blanchi, et menaçant «de donner toute suite judiciaire» à l'affaire.
Du côté du
Conseil général de Vendée, on assure que tout se passe normalement. Contacté par 20minutes.fr, un porte-parole explique que Benoît Fleury a été «recruté sur ses compétences» et que son «passé lointain» n'est pas entré en ligne de compte. Et l'arrivée de l'agrégé n'a pas fait de vagues: «Il n'y a eu aucune manifestation devant les grilles du Conseil général».
Julien Ménielle