L'écurie Renault a-t-elle triché?

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Publié le 1 septembre 2009.

AUTO-MOTO - Le monde de la Formule1 s'interroge...

Peut-on sciemment envoyer un pilote dans le décor pour remporter une course? Depuis l’ouverture par la Fédération internationale automobile (FIA) d’une enquête sur le Grand Prix de Singapour 2008, les observateurs de la Formule 1 s’interrogent. En cause, le comportement de l’écurie Renault. Ce jour-là, Fernando Alonso s’élance de la quinzième place et ravitaille très tôt. Juste après son passage au stand, son équipier part dans le décor. Logiquement, la voiture de sécurité gèle alors la course et tous les concurrents profitent de cette interruption pour rentrer remplir leur réservoir. Alonso qui a déjà ravitaillé s’empare alors de la première place.

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Les stratèges de chez Renault sont-ils assez machiavéliques pour avoir demandé à Piquet de provoquer son accident juste après le ravitaillement de son coéquipier? «Sincèrement, je n’y crois pas du tout. En F1, on ne part pas en tête-à-queue pour foncer dans un mur comme ça. C’est impossible. Même si vous voulez mettre un coup de volant, vous ne le mettez pas. C’est comme quand on veut se casser un doigt pour ne pas aller à l’école quand on est gamin. Le corps ne réagit pas comme on le veut», explique Franck Montagny. L’ancien pilote essayeur chez Renault croit plus en une erreur de pilotage de Nelson Piquet Junior qui n’a jamais été très à l’aise dans le baquet de la Renault.

 

>> Pour lire l’interview de Franck Montagny, cliquez ici

Pourtant certains faits sont troublants. «Je ne veux surtout pas tirer de conclusion car on n’a aucune preuve, prévient Jean-Louis Moncet, journaliste spécialisée à Auto Plus. Mais de nombreux pilotes nous ont confié qu’il est impossible de sortir dans ce virage-là. Si on sous-vire, il suffit de lever le pied. Autre chose étrange, la quantité d’essence embarquée par Alonso au départ de la course. Quand vous êtes quinzième sur la ligne, tous les simulateurs de course vous disent qu’il faut embarquer beaucoup d’essence pour faire un long relais.» Ce dimanche-là, Fernando Alonso a embarqué seulement douze tours d’essence. Histoire de ravitailler avant tout le monde?  

 

Vengeance de Nelson Piquet junior récemment licencié de chez Renault ou comportement inconscient de Renault, une chose est sûre, cette polémique nuit à la réputation du constructeur français. Surtout en ces temps de crise économique où le financement d’une écurie apparaît de plus en plus comme un luxe. «Déjà, en tant que PDG de Renault, vous n’êtes pas toujours très enclin à faire de la Formule1, alors quand vous vous retrouvez avec ce genre d’affaire sur les bras, ça n’arrange rien…», conclut Jean-Louis Moncet. Le grand promoteur de la F1, Bernie Ecclestone, a exprimé, mardi, son inquiétude de voir Renault quitter le F1 la saison prochaine.

M. Go. avec R.S.
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