"Comment sortir de cette impasse ?" Ben nous payons (grassement) depuis longtemps des énarques pour répondre à cette question. Mais depuis plus de trente ans, toutes "religions" confondues, personne ne semble avoir de réponse malgré des bacs plus 10. Une suggestion : et si on réformait l'ENA ?
Gloubinours
Je me souviens que quand j'étais gosse, il y avait une classe appelée CPPN, je ne sais plus ce que cela voulait dire. Ceux qui étaient en echec pour cause d'incapacité intelectuelle ou tout simplement par flemme ou esprit d'opposition allaient dans cette classe pour une tentative de rattrapage. Bien souvent ceux qui foutaient vraiment le bordel à l'école disparaissaient ) partir de la 5ème ou au pire en 3ème. Désormais, les parents peuvent refuser les redoublements, et comme l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est jusqu'en 1ère qu'ils preturbent les classes. Pas etonnant que les niveaux baissent. Sous prétexte de mixité sociale on fait descendre tout le monde, car c'est pas bien d'être meilleur que les autres, ça les fait déprimer et ce n'est pas politiquement correcte. Les meilleurs élèves ne sont pas là pour tirer les autres vers le haut, c'est à eux de faire des efforts. Les études, c'est quelque chose d'individualiste. Les futurs adultes auront déja bien à faire en payant pour les assistés plus tard, sans commencer à les prendre en charge dès les études.
Kriek
@lekhmervert...N'importe quoi! Si ce genre d'école est en difficulté, c'est parceque l'EN y place les "déchets" qui s'en foutent alors que ceux qui ont envie de faire ça se retrouve en lycée général. Résultat: les classes s'effondrent des 2 côtés pour cause d'élèves pas motivés.
lekhmervert
Pour que le travail manuel ait une valeur il faut que les salaires soient conséquents. Trop longtemps, tous ces métiers durs ont été payés avec des queues de cerise. Aujourd'hui ces secteurs en payent les conséquences. Les écoles d'apprentis dans le BTP, dans les métiers de bouche, dans la restauration ferment par manque de candidats. On ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre.
Kriek
Bon, de toute manière j'ai déjà discuté avec panchito sur le sujet et puis je vois pas trop quoi ajouter. Ah si, qui est pierre guyot? Parceque sinon j'aimerais bien faire une interview moi aussi.
Antibarack
@panchito: comment veux tu demander a des intellectuels d'accepter que le travail manuel a une valeur??? ce serait remettre en cause toute leur bases! J'suis complètement d'accord avec toi! mais en même temps je me rappel des profs qui nous menacer de nous envoyer en bac pro si on était des buses.... et moi qui aime le travail manuel j'ai jamais aimé leur attitude sur le sujet!
panchito
L'ecole va mal et ca commence du primaire jusqqu'au doctorat. 25% des eleves ne savent pas lire et ecrire en arrivant en 6eme, quand on donne une dictee du Brevet de 1976 a un echantillon representatif des eleves de seconde, 2/3 se tapent une bulle, les profs ont pour instruction de gonfler les notes du bac et les facs reculent dans tous les classements internationaux d'annee en annee. Pourquoi ce bilan? nos tetes pensantes, a l'epoque du certificat d'Etudes, ont decide que tous les eleves devaient avoir le bac. Ces eleves etant ni plus betes ni plus intelligents, on a baisse le niveau du bac qui ne sert qu'a aller en fac dorenavant. La fac justement, maintenant que tout le monde a le bac, le discours officiel est qu'il y a trop d'echecs en Licence, resultat ca vaudra bientot plus rien si ca vaut encore quelque chose aujourd'hui. Il faut admettre que tous les enfants n'ont pas les memes capacites et mettre de vraies selections. Par exemple, ne pas laisser entrer un eleve en sixieme s'il sait pas lire et ecrire ou conditionner le passage en seconde a l'obtention du Brevet (sans controle continu car trop de disparites entre etablissements scolaires). Pour les enfants qui n'y arrivent pas, le BTP manque de main d'oeuvre par exemple et ca paye bien de ce fait, pas plus mal que conseiller dans une banque quelconque du moins, donc rehabiliter les filieres manuelles.
Antibarack
@lekhmervert: faut pas non plus s'arrêter a ce terme! Un client, c'est quelqu'un qu'on doit chouchouter! il doit être servis a hauteur de ces attentes! Si on par sur une démarche de qualité, et que l'on considère l'école comme une entreprise dont l'objectif est la réussite de ces clients, j'peux te promettre que L'EN serait classé comme l'une des pires entreprises! Mais l'image s'arrête la! faut être con pour croire que un jour on va dire que l'école se transforme en entreprise et que les élèves seraient des clients! Ce ne sont que des images tout ça! des métaphores...
Antibarack
Enfin! en même temps qui pense que l'école est en relation avec la société??? moi j'l'ai toujours vu,et mon expérience la confirmer, comme une usine a dogme et a bourrage de crane qui vis reclus sur elle même! quasiment aucun prof n'est sortie de ce système! Ils sont tous resté a l'école toute leur vie sans jamais voir dans la vrai vie comment ça se passait! A par en étude supérieur, mais avant le Bac je suis prés a parier ma paye du mois que plus de 80% des profs son jamais sortis de l'EN...
@smaxx: Alors toi ta seul solution c'est dépenser plus?? tu trouve ça intelligent comme réflexion? ça va pas, alors on met plus d'argent??? comme si l'argent pouvait régler les problème! Faut que tu te réveilles au lieux de faire l'autruche en récitant le discours que ta marteler ton syndicat la!
lekhmervert
@smaxx - bien d'accord avec vous les enfants ne sont pas des clients. Nous n'avons pas besoin de moins ou de plus d'etat, nous avons besoin de mieux d'etat. Mieux d'etat c'est laisser les profresseurs travailler sereinement sans idéologie venant du ministère. Assez de réformes, toutes ces réformes sont en train de tuer l'Ecole.
smaxx
Les élèves ne sont ni des clients, ni des patates chaudes. L'Education Nationale est un service public qui a vocation à être ouverte à tous pour que chaque enfant du pays obtienne l'éducation qu'il mérite pour se lancer dans la vie. Elle doit rester un monopole pour être juste. Bien sûr, cela pose problème quand le gouvernement est incompétent.
Évidemment, les réformes sont possibles. Bien entendu, elles ne peuvent être acceptées que si elles vont dans le sens d'un progrès pour l'Education. Les restrictions budgétaires n'en font pas partie.
latulipe
Effectivement avec le gouvernement qu'on a, il suffit d'apprendre à nos chères têtes blondes
à bien remplir les formulaires de pôle emploi et à savoir signer sa feuille d'impôts pré remplie.
En guise de culture je propose cours de télé (en option).
On comprend que le gouvernement ratiboise systématiquement le budget de l'éducation...
Vive la culture, vive l'éducation!
EcoGuy2
L'école n'a aucune raison d'être connectée à ses CLIENTS. L'éducation nationalisée est un monopole public, et comme tous les monopoles publics, elle se fout totalement de la qualité de service perçue par le client. La seule chose dont se préoccupe la hiérarchie de l'école, c'est de faire carrière. Ca ne poserait pas problème si on faisait carrière en ayant de bons résultats dans les académies. Mais dans un monopole, on fait carrière en caressant l'institution dans le sens du poil. Comme dans tout monopole, les clients sont des patates chaudes qu'on se refile, sur le mode "qui s'y frotte, s'y pique". Dans un monopole, les clients sont des emmerdes, des boulets qui pèsent sur votre avenir. Sidérurgie nationale, Renault, PTT, Air France: ces ex monopoles / entreprises publiques étaient connus pour la piètre qualité de leurs biens et services, et leur charge croissante sur le budget de l'Etat (et je ne parle même pas de rentabilité, ou de ratio résultats/coûts). La situation est identique aujourd'hui avec la poste, et l'école: "le client, cet inconnu". Réformer un monopole public est impossible. Le monopole, soit on le privatise (et c'est l'actionnaire qui supporte les coûts de restructuration), soit on lui met la pression de la concurrence, pour le pousser à changer. Les autres idées ne seront que voeux pieux. (YFOKON, YAPUKA, YFOKE, YFODRé, etc...)
"Comment sortir de cette impasse ?" Ben nous payons (grassement) depuis longtemps des énarques pour répondre à cette question. Mais depuis plus de trente ans, toutes "religions" confondues, personne ne semble avoir de réponse malgré des bacs plus 10. Une suggestion : et si on réformait l'ENA ?
Je me souviens que quand j'étais gosse, il y avait une classe appelée CPPN, je ne sais plus ce que cela voulait dire. Ceux qui étaient en echec pour cause d'incapacité intelectuelle ou tout simplement par flemme ou esprit d'opposition allaient dans cette classe pour une tentative de rattrapage. Bien souvent ceux qui foutaient vraiment le bordel à l'école disparaissaient ) partir de la 5ème ou au pire en 3ème. Désormais, les parents peuvent refuser les redoublements, et comme l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est jusqu'en 1ère qu'ils preturbent les classes. Pas etonnant que les niveaux baissent. Sous prétexte de mixité sociale on fait descendre tout le monde, car c'est pas bien d'être meilleur que les autres, ça les fait déprimer et ce n'est pas politiquement correcte. Les meilleurs élèves ne sont pas là pour tirer les autres vers le haut, c'est à eux de faire des efforts. Les études, c'est quelque chose d'individualiste. Les futurs adultes auront déja bien à faire en payant pour les assistés plus tard, sans commencer à les prendre en charge dès les études.
@lekhmervert...N'importe quoi! Si ce genre d'école est en difficulté, c'est parceque l'EN y place les "déchets" qui s'en foutent alors que ceux qui ont envie de faire ça se retrouve en lycée général. Résultat: les classes s'effondrent des 2 côtés pour cause d'élèves pas motivés.
Pour que le travail manuel ait une valeur il faut que les salaires soient conséquents. Trop longtemps, tous ces métiers durs ont été payés avec des queues de cerise. Aujourd'hui ces secteurs en payent les conséquences. Les écoles d'apprentis dans le BTP, dans les métiers de bouche, dans la restauration ferment par manque de candidats. On ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre.
Bon, de toute manière j'ai déjà discuté avec panchito sur le sujet et puis je vois pas trop quoi ajouter. Ah si, qui est pierre guyot? Parceque sinon j'aimerais bien faire une interview moi aussi.
@panchito: comment veux tu demander a des intellectuels d'accepter que le travail manuel a une valeur??? ce serait remettre en cause toute leur bases! J'suis complètement d'accord avec toi! mais en même temps je me rappel des profs qui nous menacer de nous envoyer en bac pro si on était des buses.... et moi qui aime le travail manuel j'ai jamais aimé leur attitude sur le sujet!
L'ecole va mal et ca commence du primaire jusqqu'au doctorat. 25% des eleves ne savent pas lire et ecrire en arrivant en 6eme, quand on donne une dictee du Brevet de 1976 a un echantillon representatif des eleves de seconde, 2/3 se tapent une bulle, les profs ont pour instruction de gonfler les notes du bac et les facs reculent dans tous les classements internationaux d'annee en annee. Pourquoi ce bilan? nos tetes pensantes, a l'epoque du certificat d'Etudes, ont decide que tous les eleves devaient avoir le bac. Ces eleves etant ni plus betes ni plus intelligents, on a baisse le niveau du bac qui ne sert qu'a aller en fac dorenavant. La fac justement, maintenant que tout le monde a le bac, le discours officiel est qu'il y a trop d'echecs en Licence, resultat ca vaudra bientot plus rien si ca vaut encore quelque chose aujourd'hui. Il faut admettre que tous les enfants n'ont pas les memes capacites et mettre de vraies selections. Par exemple, ne pas laisser entrer un eleve en sixieme s'il sait pas lire et ecrire ou conditionner le passage en seconde a l'obtention du Brevet (sans controle continu car trop de disparites entre etablissements scolaires). Pour les enfants qui n'y arrivent pas, le BTP manque de main d'oeuvre par exemple et ca paye bien de ce fait, pas plus mal que conseiller dans une banque quelconque du moins, donc rehabiliter les filieres manuelles.
@lekhmervert: faut pas non plus s'arrêter a ce terme! Un client, c'est quelqu'un qu'on doit chouchouter! il doit être servis a hauteur de ces attentes! Si on par sur une démarche de qualité, et que l'on considère l'école comme une entreprise dont l'objectif est la réussite de ces clients, j'peux te promettre que L'EN serait classé comme l'une des pires entreprises! Mais l'image s'arrête la! faut être con pour croire que un jour on va dire que l'école se transforme en entreprise et que les élèves seraient des clients! Ce ne sont que des images tout ça! des métaphores...
Enfin! en même temps qui pense que l'école est en relation avec la société??? moi j'l'ai toujours vu,et mon expérience la confirmer, comme une usine a dogme et a bourrage de crane qui vis reclus sur elle même! quasiment aucun prof n'est sortie de ce système! Ils sont tous resté a l'école toute leur vie sans jamais voir dans la vrai vie comment ça se passait! A par en étude supérieur, mais avant le Bac je suis prés a parier ma paye du mois que plus de 80% des profs son jamais sortis de l'EN...
@smaxx: Alors toi ta seul solution c'est dépenser plus?? tu trouve ça intelligent comme réflexion? ça va pas, alors on met plus d'argent??? comme si l'argent pouvait régler les problème! Faut que tu te réveilles au lieux de faire l'autruche en récitant le discours que ta marteler ton syndicat la!
@smaxx - bien d'accord avec vous les enfants ne sont pas des clients. Nous n'avons pas besoin de moins ou de plus d'etat, nous avons besoin de mieux d'etat. Mieux d'etat c'est laisser les profresseurs travailler sereinement sans idéologie venant du ministère. Assez de réformes, toutes ces réformes sont en train de tuer l'Ecole.
Les élèves ne sont ni des clients, ni des patates chaudes. L'Education Nationale est un service public qui a vocation à être ouverte à tous pour que chaque enfant du pays obtienne l'éducation qu'il mérite pour se lancer dans la vie. Elle doit rester un monopole pour être juste. Bien sûr, cela pose problème quand le gouvernement est incompétent.
Évidemment, les réformes sont possibles. Bien entendu, elles ne peuvent être acceptées que si elles vont dans le sens d'un progrès pour l'Education. Les restrictions budgétaires n'en font pas partie.
Effectivement avec le gouvernement qu'on a, il suffit d'apprendre à nos chères têtes blondes
à bien remplir les formulaires de pôle emploi et à savoir signer sa feuille d'impôts pré remplie.
En guise de culture je propose cours de télé (en option).
On comprend que le gouvernement ratiboise systématiquement le budget de l'éducation...
Vive la culture, vive l'éducation!
L'école n'a aucune raison d'être connectée à ses CLIENTS. L'éducation nationalisée est un monopole public, et comme tous les monopoles publics, elle se fout totalement de la qualité de service perçue par le client. La seule chose dont se préoccupe la hiérarchie de l'école, c'est de faire carrière. Ca ne poserait pas problème si on faisait carrière en ayant de bons résultats dans les académies. Mais dans un monopole, on fait carrière en caressant l'institution dans le sens du poil. Comme dans tout monopole, les clients sont des patates chaudes qu'on se refile, sur le mode "qui s'y frotte, s'y pique". Dans un monopole, les clients sont des emmerdes, des boulets qui pèsent sur votre avenir. Sidérurgie nationale, Renault, PTT, Air France: ces ex monopoles / entreprises publiques étaient connus pour la piètre qualité de leurs biens et services, et leur charge croissante sur le budget de l'Etat (et je ne parle même pas de rentabilité, ou de ratio résultats/coûts). La situation est identique aujourd'hui avec la poste, et l'école: "le client, cet inconnu". Réformer un monopole public est impossible. Le monopole, soit on le privatise (et c'est l'actionnaire qui supporte les coûts de restructuration), soit on lui met la pression de la concurrence, pour le pousser à changer. Les autres idées ne seront que voeux pieux. (YFOKON, YAPUKA, YFOKE, YFODRé, etc...)