INTERVIEW - Le milieu de terrain des Bleus n'a pas de doutes sur la qualification de l'équipe de France pour le Mondial 2010...
A cinq jours du match France-Roumanie qualificatif pour la Coupe du monde 2010, Lassana Diarra, le milieu défensif des Bleus est venu s'exprimer devant la presse, mardi, à Clairefontaine. Le joueur du Real n'envisage que la victoire.
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Dans quel état d'esprit abordez-vous ces deux rendez-vous décisifs?
Pour nous, la qualification a commencé il y a un moment. Là on croise des adversaires directs. Mais ça ne change pas grand-chose.
A quoi vous raccrochez-vous pour vous mettre en confiance?
Lors des dernières sorties, on a ramené des points, c'est ce qui nous faut. C'est tout. C'est en gagnant qu'on peut reconquérir notre public. Les performances font beaucoup. Une victoire et le public est content. A nous de faire ce qu'il faut.
Malgré la courte victoire face aux Feroé, vous restez très optimiste…
Bien sûr. On est quand même une bonne équipe. Les joueurs qui composent ce groupe ne sont pas des tocards. Il y a justes quelques réglages à faire. Sur les coups de pieds arrêtés, on travaille. Ça demande beaucoup de concentration. Faire attention à des détails qui font la différence au niveau international.
Ces derniers temps, l'équipe de France gagne rarement par plus d'un but décart. Cela vous inquiète?
Les matchs internationaux, les grands matchs, se terminent souvent par un but d'écart. Tant qu'on marque un but de plus que l'adversaire et qu'on gagne les matchs, moi je suis content. Maintenant, les gens ne comprennent pas toujours qu'un match avec l'équipe de France en Lituanie, c'est plus dur qu'un match du Real. C'est plus rigoureux, plus physique. On affronte des équipes qui se donnent. C'est rugueux. Il ne faut pas croire qu'on peut gagner tous les matchs 5-0.
Vous jouez depuis près d'un an au côté de Jérémy Toulalan maintenant au milieu de terrain. On vous reproche parfois d'avoir un profil similaire, pas assez offensif...
Avec Jeremy, on progresse de plus en plus. On a des qualités similaires mais on peut se relayer sur les tâches défensives. Le boulot reste le même au final. On doit défendre. Il n'est pas interdit de donner un coup de main offensivement. Mais moi, j'essaye d'abord de me concentrer sur ma tâche.
On me dit qu'avec le Real, je prends plus de risque. Mais le Real c'est différent. Et je ne suis pas là pour en parler.
Propos recueillis par Romain Scotto