Cette enquête avait été ouverte par le parquet de Paris le 1er avril à la suite de quatre plaintes pour «prise illégale d'intérêt» des syndicats Sud et CGT des Caisses d'Epargne et des associations Anticor et Contribuables associés. Les plaignants considéraient que François Pérol, une figure incontournable de la présidence sur les dossiers économiques et industriels, avait à ce titre joué un rôle essentiel dans la fusion des deux établissements bancaires dont il a pris la tête fin février après son départ de l'Elysée.
Ils dénonçaient une prise illégale d'intérêt, un délit passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.
Levée de boucliers à gauche
L'annonce de la nomination de François Pérol, 45 ans, à la tête des Caisses d'Epargne et de la Banque populaire, qui ont fusionné le 31 juillet et dont il a pris la tête, avait suscité une levée de boucliers à gauche mais aussi dans certains cercles de la droite. Entendu par les députés de la commission des Finances le 25 mars, il s'était défendu de toute infraction, soutenant que la fusion des deux banques était un projet «venu des entreprises». «Ce n'est pas un projet que j'ai imaginé, que j'ai conduit», avait-il notamment affirmé.