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Ségolène Royal se voit comme la «meilleure candidate écologiste»

Ségolène Royal sur le plateau de RTL le 1 septembre 2009
Ségolène Royal sur le plateau de RTL le 1 septembre 2009/ Caroline Doutre / Abacapress / RTL

POLITIQUE - C'est ce qu'elle a déclaré à Jean-Michel Aphatie mardi matin...

La présidente de la région Poitou-Charentes s’est demandé mardi si elle ne serait pas «la meilleure candidate écologiste à l’élection présidentielle». Interrogée sur RTL sur son intention de se présenter aux primaires du Parti socialiste, elle a répondu: «Ce n’est pas le moment de le dire.» «Je crois qu’on peut être très heureux sans être candidat à l’élection présidentielle», a-t-elle ajouté.

Auparavant, elle a défendu sa position  sur la taxe carbone, un impôt qu’elle juge «injuste». «C'est inadmissible aujourd'hui de faire payer les gens qui n'ont pas la possibilité de prendre les transports en commun, qui ne peuvent pas encore acheter de voiture électrique», a-t-elle réaffirmé.

«J'ai dit une vérité qui dérange»

Son opposition à la contribution climat énergie a suscité des réactions, parfois vives, chez les Verts. «J'ai dit une vérité qui dérange», a analysé l’ex-candidate à la présidentielle. «Toutes ces réactions excessives prouvent bien que j'ai raison», a-t-elle estimé.

«Parce que j'ai rompu une certaine loi du silence, le gouvernement va être obligé de revoir sa copie», a-t-elle parié. «Les Français n'acceptent pas qu'on instrumentalise l'écologie pour leur faire payer un nouvel impôt, uniquement parce que les caisses de l'Etat sont vides et qu'il faut les remplir».

«Je vais y réfléchir»

Ségolène Royal a également défendu son bilan en tant que ministre de l'Environnement (entre 1992 et 1993) du gouvernement Bérégovoy. Elle a dit y avoir introduit une «taxation écologique» sur les déchets qui a mis fin aux décharges sauvages et qui a développement les filières de traitement. Présidente de Poitou-Charentes depuis 2004, elle a affirmé que sa région avait été reconnue comme la première d'Europe pour les énergies alternatives, notamment grâce à ses "600.000m2 de panneaux photovoltaïques".

Elle en a conclu: «Je me demande si finalement, compte tenu de tout ce que j'entends, je ne serais pas la meilleure candidate écologiste à l'élection présidentielle (...) Je vais y réfléchir».

E. L. avec agence
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