SOCIAL - Sept ouvriers de l'usine de pneus de Clairoix étaient jugés pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne...
La décision est tombée. Six employés de l'usine Continental de Clairoix ont été condamné à des peines allant de 3 à 5 mois de prison avec sursis,
pour avoir saccagé la sous-préfecture de Compiègne,
par le tribunal correctionnel de Compiègne (Oise). Un 7ème prévenu a été relaxé par le tribunal, qui n'a prononcé aucune amende.
Les condamnations sont très légèrement inférieures aux réquisitions du parquet qui avait demandé de trois à six mois de prison contre les «Conti», poursuivis pour «destructions en réunion de biens au préjudice de l'Etat».
«Il est temps pour les "Conti" de tourner la page»
«J'aurais préféré que l'histoire des "Conti" se finisse autrement», confie Antonio Da Costa, délégué syndical CFTC, à 20minutes.fr. «C'est dur, mais c'est une décision de justice, il faut l'accepter. Je pense qu'il est temps pour les "Conti" de tourner la page», ajoute-il, en précisant qu'il ne sait pas si les condamnés feront appel.
Ils avaient participé au saccage des bureaux de la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril, envahie par quelque 200 «Conti» dans le cadre d'une lutte emblématique pour la sauvegarde de leur usine, dont la fermeture avait été annoncée en mars.
>> Retrouvez tous nos articles sur le combat des «Conti» en cliquant ici.
Lors du procès, le 17 juillet, Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental, avait reconnu un «dérapage» qui n'avait «pas été prémédité». L’Union syndicale Solidaires (Sud) avait réclamé lundi dans un communiqué, leur «relaxe pure et simple». «Ces poursuites judiciaires s’inscrivent dans toutes les tentatives de faire taire les Conti, par la répression, face à leur lutte déterminée contre les licenciements», avait dénoncé le syndicat qui exprime sa «solidarité totale avec les militants de Continental».
J.M. avec agence