ENQUETE - Les causes du crash du Rio-Paris n’ont toujours pas été élucidées…
Le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l’accident, Paul-Louis Arslanian, a déclaré ce lundi que les recherches des
boîtes noires du vol AF447 devaient «reprendre à l'automne». Celles-ci seront élargies «à d'autres pays, de façon à mettre le maximum de vision internationale», a poursuivi a poursuivi le directeur du BEA.
Selon lui, ces investigations devraient coûter «plus de 10 millions d'euros et peut-être plusieurs dizaines de millions d'euros». L'avionneur européen Airbus a fait savoir début août
qu’il y participerait financièrement.
Toujours aucune explication au crash
Les deux premières phases de recherches des boîtes noires ainsi que des enregistreurs, entreprises depuis
le crash le 1er juin, n’ont connu aucun succès. Celles-ci s’avèrent très complexes en raison de la profondeur (entre 3000 et 3500 m) et le relief de l’océan Atlantique dans la zone de la catastrophe. Si les boîtes noires n’émettent plus depuis le 10 juillet, des recherches au
sonar se sont tout de même poursuivies pour tenter de les localiser.
En l’absence de ces éléments déterminants pour l’enquête, Paul-Louis Arslanian a indiqué que «pour l'instant, nous ne pouvons pas expliquer l'accident de l'AF447». Celui-ci avait causé la mort de 228 personnes.
Même si rien n’indique que les prochaines recherches apporteront plus de résultats, le président de l'Association des familles françaises des victimes du vol AF447, Christophe Guillot-Noël, s'est félicité de l'annonce du directeur du BEA.
>> Retrouvez notre dossier sur le Vol AF447
Avec agence