SANTE - Le plan de vaccination pourra être mis en place à partir du 28 septembre...
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré que la France avait «reçu les premiers vaccins contre la grippe A (H1N1) en quantités limitées» ce jeudi, au cours d'une conférence de presse. mais il reste encore à obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM), et la ministre a prévenue qu'«il n'est pas question de les administrer» avant.
«Pour des raisons de sécurité», Roselyne Bachelot a refusé de communiquer le nombre de doses reçues. Elle a cependant indiqué que le budget total pour les commandes à quatre laboratoires serait de «un milliard d'euros».
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Plus tôt, une une circulaire des ministres de l'Intérieur et de la Santé avait annoncé que le plan de vaccination gratuite, qui prévoit au moins trois centres de vaccination par département et des équipes mobiles se déplaçant dans les établissements scolaires, devra pouvoir être activé par les préfets dès le 28 septembre.
«La décision finale de déclenchement ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient», est-il souligné dans la circulaire adressée le 21 août aux préfets. Le dispositif, qui constitue une «réponse sanitaire évolutive», doit pouvoir être activé «à compter du 28 septembre», est-il précisé dans le document.
Les vaccins livrés dès l'automne
Les vaccins, commandés par le gouvernement, doivent être livrés par les fabricants avec qui le gouvernement a signé des contrats «de manière échelonnée tout au long de l'automne et du début de l'hiver», note la circulaire.
Il y est précisé qu'aux trois fournisseurs déjà prévus par le gouvernement (Sanofi-Pasteur, Novartis et GlaxoSmithKline), s'est ajoutée la firme Baxter, dont le processus de fabrication par culture cellulaire est un peu plus rapide mais plus coûteux que le processus normalement utilisé de culture sur oeuf et qui avait annoncé début août qu'il avait terminé en juillet la production de ses premiers lots de vaccins.
Des bons de vaccination
La vaccination devrait pouvoir «être offerte à toute la population sur une période de quatre mois». Pendant cette période l'Assurance maladie distribuera des bons de vaccination.
La définition des personnes prioritaires «est en cours», selon la circulaire. Le Haut conseil de la santé publique devrait donner son avis le 3 septembre, a-t-on appris par ailleurs.
avec agence