Le préfet suspendu pour racisme accuse Hortefeux d'une «cabale»

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Publié le 27 août 2009.

POLITIQUE - Paul Girot de Langlade, suspendu pour injures racistes, estime que Brice Hortefeux veut se refaire une «virginité»...

Paul Girot de Langlade, le préfet suspendu pour injures racistes, assure jeudi dans un entretien au Parisien ne pas être raciste et s'estime victime d'une «affaire orchestrée par le ministre de l'Intérieur» Brice Hortefeux pour se «refaire une virginité» d'antiraciste.

«Je suis victime d'une cabale et je tiens à la dénoncer», affirme le préfet hors cadre, entendu lundi par la brigade de la répression de la délinquance contre la personne.

«Je ne suis pas raciste»


«Je ne suis pas raciste, je l'affirme haut et fort. J'ai servi à Wallis-et-Futuna, en Guadeloupe, de 2004 à 2006 et à la Réunion, où je viens de mener à terme ma mission consacrée aux états généraux de l'outre-mer».

«Cette "affaire", qui n'était à l'origine qu'un banal incident, a été orchestrée par l'actuel ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux), probablement pour faire oublier son passage au ministère de l'Intégration où il a mené une politique plus sévère que dans le passé et pour se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste», estime le préfet.

Paul Girot de Langlade assure que la première agente de sécurité à avoir déposé plainte «a été convoquée» au commissariat le 4 août et «ne s'y est pas rendue spontanément» tout en s'étonnant de la rapidité avec laquelle les témoins ont été entendus. Il précise avoir découvert sa suspension en regardant la télévision le 13 août.

«Je n’ai rien dit sur la couleur de la peau des agents»


Revenant sur l'épisode du 31 juillet à l'aéroport d'Orly, il raconte qu'il était en transit entre deux avions avec un temps de correspondance très court. «Au contrôle de sécurité, les agents ont été agressifs d'entrée de jeu», affirme-t-il. «J'ai été bousculé».

«Je n'ai rien dit sur la couleur de peau des agents», ajoute-t-il. «J'ai simplement déclaré "avec une gestion pareille, on se croirait en Afrique!"». «La scène a été filmée par les caméras. Ce film conforte ma version», poursuit le préfet qui se dit «blessé par ce lynchage médiatique».

«Me traiter de raciste est une insulte pour moi et ma famille, dit-il, je veux être réhabilité et je vais me battre pour çà».

Pas «le moindre coup monté»

Pour le ministère de l'Intérieur il n'y a pas «le moindre coup monté». «Si l'enquête démontre qu'il n'a pas commis les faits pour lesquels il est poursuivi, il sera réintégré sans le moindre problème», ajoute le ministère.

Trois agents de sécurité ont déposé plainte contre Paul Girot de Langlade pour «injures publiques à caractère racial».
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