La justice interdit à Orange d'installer une antenne-relais à Paris
Créé le 26.08.09 à 09h43
Mis à jour le 26.08.09 à 22h46
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TELEPHONIE - La décision du tribunal de Créteil réjouit l'association Robin des toits avant la reprise des discussions sur les nouvelles limitations d'exposition...
Après
SFR à Carpentras et
Bouygues Telecom près de Lyon, c'est au tour d'Orange de voir une de ses antennes-relais interdite à Paris. Mais si les deux premiers ont dû démonter leurs dispositifs, Orange s'est vu refuser son installation, par une décision prise le 17 août en référé par le tribunal de grande instance de Créteil et révélée ce mercredi par
France Info.
A l'origine de cette décision, la plainte des riverains du quartier du
13e arrondissement où devait être installée l'antenne. Le dispositif aurait été placé à moins de quinze mètres de la chambre à coucher, et même du lit d'un des habitants, alors que la distance minimum de sécurité a été fixée à 100 mètres, précise la radio. Une distance qui paraît difficile à respecter en zone urbaine à forte densité de population.
Pas de distance minimum
«Non, la distance de 100 mètres était citée dans une recommandation de 2001, abandonnée depuis», reprend Etienne Cendrier, porte-parole de l'association
Robin des toits contacté par 20minutes.fr. La seule limitation officielle en vigueur concerne l'exposition aux ondes, fixée à 41 volts par mètre maximum.
Une limite que les associations comptent bien
abaisser à 0,6 volt par mètre. «En ce sens, cette décision est une très bonne nouvelle», se réjouit Etienne Cendier. En effet, pour la premier fois selon lui, le TGI de Créteil a pris une décision au nom du du «principe de précaution», de «devoir de prudence», et en évoquant la notion de «risque». Une procédure d'urgence a même été mise en place, permettant de régler l'affaire en quelques semaines, avant que l'antenne ne soit installée.
Un atout avant la reprise des discussions
«Dans quelques jours, nous allons reprendre nos discussions avec les opérateurs de téléphonie mobile suite au Grenelle des ondes», annonce Etienne Cendrier. Selon lui,
une cinquantaine de villes se sont déjà manifestées auprès de l'association et «des centaines auprès du gouvernement» pour être «
villes pilotes».
«Il s'agira de mesurer le taux d'exposition dans ces villes, et d'en déterminer les points noirs où elle dépasse 0,6 volt par mètre», explique le porte-parole. Selon lui, la décision du TGI de Créteil, mais aussi les précédentes, seront autant d'atouts dans la discussion qui sera menée avec les politiques et les opérateurs pour faire adopter la limite du «0,6» qu'ils appellent de leurs voeux.
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