SANTE - Axée sur la prévention, elle recommande de tousser dans un mouchoir ou dans sa manche, de se laver les mains, et de contacter son médecin en cas de symptômes...
Tout l’été, les spécialistes ont prévenu: la rentrée devait être le point de départ d'une nouvelle vague épidémique de grippe A (H1N1). A l'approche de l'échéance, et pour répondre aux critiques émanant de la population et des médecins, Roselyne Bachelot a convié la presse, ce lundi, dans un salon du ministère de la Santé pour présenter le second volet de sa campagne de communication sur le sujet. Au menu: comment éviter de transmettre vos germes à tout le monde, et que faire si les symptômes surviennent.
Acquérir les «gestes barrières»
Une campagne «intensifiée mais pas intense», selon Christine Kelly, présidente de la mission sur la santé et le développement durable au CSA. L'idée étant d'être «informatif sans être alarmiste». Le message a été élaboré par le ministère avec l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Sa directrice générale Thanh Le Luong en explique le principe: «Il s'agit de renforcer le message de prévention sur l'acquisition des "gestes barrières", qui doivent limiter la contamination».
En gros, trois réflexes sont à acquérir: se laver les mains plusieurs fois par jour ou utiliser une solution hydro-alcoolique, se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir à usage unique ou à défaut avec sa manche en cas de toux et d'éternuement, et contacter son médecin traitant en cas de symptômes, le 15 étant désormais réservé aux seules urgences.
Le dispositif, lancé mardi, consiste en un spot télé, diffusé sur les chaînes hertziennes publiques et privées et sur la TNT, mais aussi 3 messages radio, diffusés sur les antennes de Radio France, RFO et les stations privées qui le voudront bien. Six modules vidéos éducatifs seront mis en ligne sur les sites du ministère, de l’Inpes et sur www.pandemie-grippale.gouv.fr. Enfin, des affichettes seront apposées dans les lieux publics (gares, salles d'attente, centres de soin) pour rappeler les bons réflexes.
Roselyne Bachelot, à qui certains reprochent de faire du zèle, se défend d’en faire trop. «Les experts ne peuvent pas nous dire comment va évoluer l’épidémie», s’emporte la ministre. Selon elle, «une bonne préparation, ce n’est pas seulement se préparer à ce que tout aille bien». «Il y aura d'autres campagnes», assure même la ministre. Car pour Roselyne Bachelot, les fameux «gestes barrières» ne s'acquièrent pas du jour au lendemain, notamment chez les enfants. Un projet pédagogique est donc en cours d'élaboration afin d'aider les enseignants ou les animateurs des centres de loisirs à sensibiliser les plus jeunes.
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