SANTE - Ce qui porte à cinq le nombre de victimes sur l'île...
Une femme de 46 ans et un homme de 30 ans sont décédés les 21 et 22 août des suites de la grippe A(H1N1), a annoncé lundi la Direction de l'Action sanitaire et sociale (DASS) de la Nouvelle-Calédonie.
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L'homme âgé de 30 ans «est décédé le 21 août des suites d'une pneumopathie provoquée par la grippe A(H1N1)», précise le communiqué de la DASS. Il était hospitalisé depuis le 14 août à l'hôpital Gaston Bourret de Nouméa où son état s'est rapidement aggravé.
«Aucun facteur de risque connu»
«Le lendemain une femme de 46 ans a succombé des suites d'une pneumopathie provoquée par la grippe A(H1N1)», ajoute la DASS. Elle était hospitalisée depuis le 17 août également à l'hôpital Gaston Bourret dans le service de réanimation en raison de son état grave.
Contrairement aux précédentes victimes de l'épidémie de grippe, «ces deux patients ne présentaient aucun facteur de risque connu», indique la DASS.
Avec
les trois décès précédents - une fillette de 8 ans, une femme de 58 ans et un jeune homme de 27 ans -, on dénombre désormais cinq décès liés à l'épidémie en Nouvelle-Calédonie.
«Pas de nouvelle phase de l’épidémie»
«Il n'y a pas de nouvelle phase de l'épidémie» a souligné Philippe Dunoyer, membre du gouvernement local en charge de la Santé, sur les ondes de Radio Nouvelle-Calédonie. «La grippe A est la même, elle n'a pas changé de gravité, elle n'est pas plus morbide qu'avant», a-t-il insisté. «Ces décès sont tout sauf la traduction d'une absence de maîtrise en Nouvelle-Calédonie», a-t-il affirmé.
Aucune pénurie de médicaments et les hôpitaux ne sont pas débordés «même si la situation était un peu tendue», a-t-il assuré. Un durcissement du plan actuellement appliqué n'est d'ailleurs pas envisagé.
La Nouvelle-Calédonie, actuellement en plein hiver austral, saison propice à la diffusion importante de virus grippaux, est aux avant-postes face à l'épidémie. «Les départements et territoires d'outre-mer font l'objet d'une surveillance particulière», a déclaré dimanche la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Avec agence