Action directe: Cipriani n'obtient pas la semi-liberté

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Publié le 20 août 2009.

JUSTICE - Il est le seul ex-membre du groupe d'extrême gauche à ne pas bénéficier de cette mesure...

La cour d’appel de Paris a refusé jeudi d’accorder le régime de semi-liberté à Georges Cipriani. Elle infirme ainsi la décision de Tribunal d’application des peines (TAP) de lui accorder ce régime pour une durée d’un an, comme prélude à une libération conditionnelle.

Le TAP avait autorisé cet ancien-membre d’Action directe à travailler à mi-temps pour une ONG alimentaire dans la région de Strasbourg, proche de la centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin) où il est actuellement détenu. Georges Cipriani avait été autorisé par le TAP à Il devait travailler le matin et rentrer alternativement à 14h et 16h en prison et était interdit de fréquenter les cafés.

Un projet insuffisant pour la Cour d’appel

Mais selon une source judiciaire citée par l’AFP, la Cour d’appel a jugé que ce projet de sortie était insuffisant et ne présentait pas de garantie suffisante exigée par la loi, selon une source judiciaire.

Aujourd’hui âgé de 59 ans, Georges Cipriani a été condamné deux fois à la perpétuité, avec une période incompressible de 18 ans, notamment pour les assassinats en 1987 du PDG de Renault Georges Besse et en 1985 de l'ingénieur général René Audran du ministère de la Défense. Il avait déjà fait des demandes de semi-liberté en 2005 et en 2007, selon son avocat Jean-Louis Chalanset.

Le seul à ne pas bénéficier de la semi-liberté

Les autres anciens membres d'Action directe, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Max Frérot et Régis Schleicher ont tous bénéficié de ce régime de semi-liberté. Jean-Marc Rouillan est à nouveau en prison car il a violé les conditions de son régime de semi-liberté. Joëlle Aubron avait, elle, été libérée pour raisons de santé avant son décès en 2006

«C'est le seul à qui on l'a refusé alors que c'est le plus malade sur le plan psychiatrique», a déploré l’avocat de Cipriani, avouant sa «surprise» devant le refus de la cour d'appel. «La cour a considéré que le travail qu'il avait choisi ne lui permettait pas d'indemniser les victimes, qu'il n'avait pas de volonté de se repentir, mais c'est une motivation qui est superposable aux autres militants d'Action directe», a-t-il ajouté, indiqué qu’il avait conseillé à son client de se pourvoir en cassation.

Victime de troubles psychiatriques, Georges Cipriani avait effectué un séjour en hôpital psychiatrique pénitentiaire pendant l'été 1993. Il avait par la suite obtenu un CAP de pâtissier et poursuivi des études supérieures.
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