JUSTICE - Elles visent les propos tenus par le fonctionnaire à l'aéroport d'Orly fin juillet...
Le préfet Paul Girot de Langlade est à nouveau au cœur de la polémique. Déjà visé par une plainte pour injure raciale, il ferait l'objet de deux nouvelles procédures. Les plaintes, déposées les 11 et 12 août, émanent d'agents de sûreté de l'aéroport d'Orly, de la société Securitas. Un agent de cette même entreprise avait déjà porté plainte la semaine dernière pour les mêmes motifs.
Le préfet avait été immédiatement suspendu par le ministère de l'Intérieur.
Ils confirment les propos
Les deux nouveaux plaignants évoquent les mêmes propos à caractère racial que le préfet Paul Girot de Langlade, 63 ans, est soupçonné d'avoir tenus le 31 juillet vers 6 h50 à l'aéroport d'Orly-Ouest. Alors qu'on lui demandait de vider ses poches après que l'alarme du portique de sécurité a retenti, le préfet aurait répondu, selon les propos rapportés par la première plaignante: «On se croirait en Afrique ici» et «de toute façon, il n'y a que des Noirs ici.»
Le parquet de Créteil a ouvert vendredi une enquête pour «injures publiques à caractère racial». Une enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Des auditions sont programmées dans ce dossier toute la semaine, selon une source proche du dossier.
Samedi, Paul Girot de Langlade avait déclaré sur
France Inter qu'il «
ne voyait pas» ce qu'on pouvait lui «reprocher» dans l'affaire, parlant d'une «manipulation». «Les comportements et les propos qu'on me fait tenir dans les médias depuis deux jours ne sont pas les miens et ne reflètent ni la réalité ni ma personnalité», avait-il déclaré.
La procédure n'est pas la première engagée contre le préfet qui a déjà obtenu une relaxe et un non-lieu pour des propos concernant les gens du voyage.
M.D avec agence