«Les comportements et les propos qu'on me fait tenir dans les médias depuis deux jours ne sont pas les miens et ne reflètent ni la réalité ni ma personnalité. Je n'ai toujours pas eu connaissance d'une plainte et je ne vois pas ce qu'on peut me reprocher», a-t-il déclaré. «Je m'étonne que des propos qui n'ont jamais été tenus soient véhiculés sans vérification approfondie», a-t-il ajouté.
«L'hôtesse d'Air France qui m'accompagnait pour le transit à Orly entre deux avions, était indignée elle-même par le comportement de l'agent de sécurité et m'a présenté des excuses au nom de sa compagnie», a-t-il assuré. «Je leur ai dit "dépêchez-vous", de façon agressive, certes, mais c'est tout ce que je leur ai dit», a-t-il assuré.
Le parquet de Créteil a ouvert vendredi une enquête pour «injures publiques à caractère racial» visant le préfet, mis en cause par un agent de sûreté de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne) et «immédiatement» suspendu par le ministère de l'Intérieur.
«Il s'agit sans doute, pour moi, d'une manipulation en lien avec les deux procès qui ont été engagés à mon encontre par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), pour lesquels je vous rappelle il a été débouté à deux reprises», a poursuivi le préfet.
Paul Girot de Langlade avait été relaxé en appel en juin 2008 pour des propos assimilant les gens du voyage à des délinquants, tenus alors qu'il était préfet d'Indre-et-Loire. Il avait déjà fait l'objet d'une procédure concernant les gens du voyage en 2002 quand il était préfet du Vaucluse. Celle-ci s'était soldée par un non-lieu, confirmé en appel en 2005, les faits étant prescrits.