En cas de grippe A, l'école, ce sera à la télé et à la radio!

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Publié le 12 août 2009.

EDUCATION - Si la pandémie nécessite la fermeture des établissements scolaires, radios et télévisions publiques prendront le relais...

«En cas de pandémie totale, nous sommes prêts à fermer toutes les écoles de France». Luc Châtel, le ministre de l'Education, veut employer les grands moyens. Mais qui dit fermeture d'école ne dit pas forcément absence de cours...

Pendant l'été, le ministère de l'Education nationale a mis en place (et financé) tout un dispositif visant à pallier la fermeture des établissements scolaires. Contacté par 20minutes.fr, le ministère explique: «Dans le cadre du maintien de la continuité pédagogique, Radio France et France Télévisions seront chargés de diffuser un ensemble de modules de cours». Diffusés quatre jours par semaine sur France Culture et France 5, pendant douze semaines, ces émissions enregistrées par le CNDP (centre national de documentation pédagogique), viseront tous les niveaux, du CP à la terminale, avec l'essentiel du programme de chaque matière. Voir un extrait de ces cours (physique-chimie et littérature), repris par le Monde.fr:


France Télévisions, contacté par 20minutes.fr, détaille le programme des réjouissances. Les plus jeunes devront se lever le plus tôt: la tranche 8h10-9h serait destinée aux primaires, de 10h30 à midi, pour les collèges et de 14h40 à 17h50 pour les lycées.

«On a essayé de faire des choses assez drôles»


Côté Radio France, c’est France Culture qui a été désignée, en 2006, dans le cadre du plan de lutte contre la grippe aviaire. «C’est logique que ce soit nous, explique Jean Lebrun, car historiquement, la station a une fonction d’éducation». En septembre 2006, la productrice Catherine Pont-Humbert a donc été chargée de développer 290 heures de programmes. «Nous avons réalisé des modules de trente minutes, sur toutes les matières, en suivant le programme scolaire».

A écouter, un extrait d'un cours de français de seconde, sur les fables:

Au total, il aura fallu près d’un an et demi pour réaliser le projet, avec l’intervention d’enseignants et de comédiens pour lire les textes. «Pour les enfants, on a essayé de faire des choses assez drôles, les instituteurs ont imaginé des petits jeux, des sketchs. Pour les primaires, le programme se présente comme une petite histoire, avec des questions à la fin pour voir s’ils ont bien suivi». Quand les matières le permettent, comme en histoire ou en philosophie, des archives sonores ont également été intégrées aux émissions.

«Quand on l’a fait, c’était irréel, car la menace n’était pas concrète», se souvient la productrice. Les programmes, restés en stock, pourraient donc bien être utilisés cette année, si on atteint la phase 6. L’ensemble du projet a été financé par le ministère de l’Education nationale.

Les élèves ne seraient pas pour autant coupés de tout contact avec leurs enseignants. Un suivi via mail et téléphone sera mis en place, pour l'aide aux devoirs et les exercices. Concrètement, certains profs seraient réquisitionnés pour assurer des permanences le mercredi. Les autres resteraient également en contact régulier avec les jeunes.
Oriane Raffin
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