ENQUETE - Le dispositif installé dans le lit de la petite victime, handicapée par une maladie génétique, n'aurait pas été correctement attaché...
L'enquête sur
la mort d'une fillette de cinq à l'hôpital de Mulhouse livre ses premiers éléments. «Il faut être prudent, mais l'enfant a été semble-t-il été victime de négligences», a ainsi annoncé le procureur. Il envisage même d'ouvrir une information pour homicide involontaire par négligence et défaut de surveillance.
L'autopsie a confirmé que la petite victime est bien décédée «par asphyxie», son corps ayant glissé entre les barreaux de son lit, alors que sa tête est restée coincée à l'intérieur, entre le matelas et les barreaux. «Il est évident que le système de coussins (qui aurait dû empêcher l'enfant de passer par les barreaux) n'était pas efficace», a déclaré le procureur.
Handicapée par une maladie génétique
La fillette, fragilisée par une maladie génétique, avait été plusieurs fois hospitalisée depuis sa naissance. Elle ne parlait pas, ne marchait pas, et semble n'avoir pu se libérer quand elle s'est trouvé coincée. «Si les coussins avaient été solidement attachés au lit, l'enfant n'aurait pas glissé, car elle a semble-t-il glissé, et comme elle était fragile, elle n'a pas pu se dégager», a précisé le procureur.
Le dispositif avait été installé par une puéricultrice, quinze minutes avant que la mère de la fillette ne la découvre inanimée, le 31 juillet vers 9h45. L'enfant est décédée dans la nuit du 3 au 4 août malgré des soins intensifs. Selon le procureur de
Mulhouse, ses parents n'ont pour l'heure pas porté plainte.
J.M. avec agence