En avril dernier, les pays du G20 se sont réunis à Londres sur fond de crise financière et ont publié un communiqué listant une série de règles. L'objectif était d'éviter les dérives qui ont favorisé la crise. Ces règles sont en fait des engagements moraux, pris par les Etats membres du G20 et non des lois. En l’absence de réglementation stricte, la BNP n'est donc pas dans l'illégalité en reversant des bonus à ses traders.
Les régles érigées dans le communiqué final du G20 restent vagues. Le texte stipule que les bonus ne pourront plus être garantis sur plusieurs années, que leur calcul se fera en «fonction du résultat net après coût du risque et étalement partiel sur plusieurs années du paiement permettant aux risques éventuels de se matérialiser». En d'autres termes, le G20 préconise un renforcement du rôle du conseil d'administration dans le suivi des rémunérations variables, un lien étroit entre le risque et la rémunération. Il recommande aussi l'étalement des bonus sur plusieurs années pour tenir compte de la durée de vie des opérations. En résumé le G20 en appelle à la responsabilité des banques pour adopter un comportement responsable. Mais il n'impose rien.