RUGBY - L'icône médiatique du rugby français prend ses marques dans son nouveau club du Racing-Metro...
Barbe plus taillée qu’à l’habitude et humour toujours à froid, c’est un Sébastien Chabal détendu, que l’on retrouve à la sortie d’un entraînement à rallonge, mais capable de vous fusiller du regard quand la question s’échappe du cadre du terrain.
Recrue star et tête de gondole de la campagne d’abonnement du Racing-Metro 92, Chabal ne veut entendre parler que de rugby pour son retour dans le Top 14 après cinq ans d’exil anglais à Sale.
Comment vous sentez-vous après une semaine d’entraînement?
Je me sens comme après une reprise. Cette saison, j’ai enfin coupé physiquement et mentalement. Depuis trois ans, je n’avais vécu de vraie coupure. Je me sens frais dans ma tête et plein d’envie pour attaquer cette saison avec le Racing (le 15 août à Albi).
Comment jugez-vous votre premier match amical contre Toulon (défaite 33-19)?
Humm… J’ai fait des erreurs. Il faut dire que je n’avais pas beaucoup de repères avec l’équipe après seulement cinq jours d’entraînements. Je retiens d’abord qu’il y avait une belle osmose et beaucoup d’envie dans l’équipe.
Vous avez discuté avec votre manager, Pierre Berbizier, du poste dans lequel il souhaite vous voir évoluer?
J’en avais déjà discuté avec lui au moment de la signature du contrat. Il m’avait dit que c’était un peu moi qui voyais. Après ça risque aussi de dépendre des blessés et des besoins du groupe. Deuxième ou troisième ligne, je suis disponible pour l’équipe. Aujourd’hui, je n’ai pas une préférence particulière.
Sportivement est-ce un risque de revenir en France, qui plus est dans un club promu en Top 14?
Pourquoi un risque? Ça va être dur, on le sait. On va d’abord parler de maintien, ça sera déjà bien assez difficile. On a vu que tous les clubs se sont pas mal renforcés. Si on arrive à assurer le maintien, on visera plus haut la saison prochaine pour faire du Racing-Metro un grand club.
Le fait de retrouver votre ami Lionel Nallet vous a incité à venir au Racing?
Non, je suis content de jouer avec Lionel. Mais même s’il n’était pas venu, j’aurais quand même signé ici.
Qu’est-ce qui vous a poussé à signer au Racing alors?
Il y a un vrai challenge sportif. Quand on vous propose un projet qui vous mène en deux ou trois ans dans les meilleurs du Top 14, c’est intéressant.
Vous pensez au Bouclier de Brennus?
C’est l’ambition du club. J’y crois, j’ai envie d’y croire et je pense que c’est réalisable.
Ça risque d’être plus compliqué de se promener dans les rues de Paris quand on connaît votre médiatisation?
Moi je suis ici pour jouer au rugby. Ce que si passe à côté n’a aucune importance.
Propos recueillis par Alexandre Pedro