Rendez-vous est donné à 11 heures sur l'aérodrome de Gap-Tallard, à quelques kilomètres de Gap. Quelques minutes pour faire connaissance avec la machine, la Lambada: 15 mètres d'envergure, 472,5 kg maximum (pilote et passager compris) et (surprise) un moteur, pour plus d'autonomie. Je suis prévenu d'emblée: ça va secouer, car le vent souffle... et fort. Assis à côté du pilote, sous une bulle transparente, ma visibilité est optimale.
Dans la peau d'un insecte
En 10 minutes seulement, l'altitude requise pour couper le moteur est atteinte: 2.700 mètres. Etonnant, nous sommes à 100 km/h et faisons du sur place en raison du vent soufflant à 90 km/h. Seul le bruit de ce dernier se fait entendre, on a le sentiment d'être un insecte volant (à condition de pouvoir se mettre dans la peau d'un insecte volant) tant l'aéronef est à la merci du vent. Mon pilote, Nicolas, va d'ailleurs plutôt se jouer du vent.
Comme un jeu vidéo
Prenant les courants ascendants, il nous permet de gagner 3,5 mètres d'altitude, sans bouger, avec une grande stabilité, au dessus du relief. Mon estomac lui dit merci. Nous sommes alors à 3.000 mètres d'altitude, avec un paysage à 360°. Je prends le manche le temps de quelques instants, un coup à gauche, un coup à droite, la réactivité du planeur a de quoi surprendre. On se croirait dans un jeu vidéo. Sauf que non.
Atterrissage en douceur
Après 50 minutes de vol, il est temps de redescendre... et de renouer avec les turbulences. 10 minutes plus tard, le planeur se pose tranquillement sur le tarmac. Je suis libéré de ma bulle, le sol se dérobe sous mes pieds, j'ai l'estomac en vrac (pas vomi !), mais suis très heureux de cette expérience unique de vivre une heure au fil du vent. Le plaisir est réel et on en prend plein la vue.
J'ai aimé
Les sensations inhérentes au fait de planer, d'être soumis au gré du vent, les paysages.
J'ai pas aimé
Les turbulences (prévoir un sac, au cas où).