Noyade dans la Durance : mise en examen du gérant

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Publié le 4 août 2009.

ACCIDENT - La famille a décidé de porter plainte...

Dider Lafay, le gérant du club nautique impliqué dans la noyade d'une fillette samedi lors d'une sortie d'hydrospeed sur la Durance, a été mis en examen ce mardi pour homicide involontaire, a annoncé le parquet de Gap. River Club, sa société, a également été mise en examen en tant que personne morale. D’autres mises en examen pourraient intervenir dans les prochains jours. Le procureur de la République a par ailleurs précisé que «la société et le gérant sont sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer toute activité en lien avec un sport nautique». Il a également évoqué de nouveaux manquements aux règles de sécurité, indiquant qu’Anissa avait eu «des problèmes avec son équipement». Le casque et les palmes «n’étaient pas adaptés» à sa taille.

Le père veut porter plainte

Plus tôt dans la journée, Mourad Houas, père de la petite, a déclaré qu’il porterait plainte une fois le temps du deuil passé. «Il ne faut pas que ça se reproduise avec d’autres enfants», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait «envie de se battre pour elle, pour savoir la vérité». L’homme, très affecté, a particulièrement insisté sur le jeune âge du moniteur. «Ils ont envoyé un enfant surveiller nos enfants».

«Pas de danger, on a fait confiance»

Quatre jours après le drame, on en sait un peu plus sur les circonstances de la noyade d’Anissa, 11 ans. Sa cousine âgée de 20 ans, Sabrina Azza, était animatrice et encadrait le groupe de colonie de vacances. Elle ne pensait pas que le moniteur de 19 ans était stagiaire. Quand elle lui a demandé s’il était diplômé, ce dernier a rétorqué que oui, mais qu’il n’avait pas encore reçu le papier.
 
«On avait tous un petit peu peur», a-t-elle déclaré au sujet de l’hydrospeed. «Quand on nous a dit qu’il n’y avait pas de danger, on a fait confiance», a-t-elle ajouté. Selon elle, la présence d’un moniteur supplémentaire aurait permis un meilleur encadrement, à l’avant et à l’arrière du groupe d’enfants.

La veille du drame, le groupe avait effectué une sortie en rafting au même endroit, sans que la barre de fer de 12 mètres, à l’origine de la mort de la fillette, ne soit décelée. «Ça aurait tellement pu être évité, avec plus de vigilance», a déploré Sabrina Azza.

Paul Najafi (avec agence)
 
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