4.000 mètres. 200 km/h. 50 secondes. Les chiffres donnent le ton. Sauter en parachute en chute libre est l’occasion d’une sacrée poussée d'adrénaline. Stéphane, le moniteur de Gap qui m'accompagne, m'explique le déroulement du saut et dispense quelques conseils: il faut être souple, détendu pour apprécier le saut, se laisser flotter sur l'air tout en étant tonique. OK. Ne pas porter de vêtements trop amples, avec des poches trop grandes, dans lesquelles le vent s'engouffrerait à 200 km/h. Et profiter des 20 minutes de montée pour se détendre et admirer le paysage. Il est drôle, Stéphane… Mais bon, OK, on va essayer. Pendant la montée, il termine de m'attacher à lui par le dos et j'enfile des lunettes roses dignes de Brüno.
Profiter de chaque seconde
Arrivés à 4.000 mètres, la porte s'ouvre, et wouah ! C'est haut 4.000 mètres! Pourtant, pas le temps de réfléchir (ni d'avoir peur), nous avons 15 secondes pour sauter. Le temps d'une franche expiration (apnée interdite, ce n'est pas de la plongée), je me retrouve pour 50 secondes en chute libre. Le temps de tomber de 2.500 mètres. A raison de 50 mètres par secondes au milieu de vents soufflant à 120 km/h. Je cherche à profiter de chaque seconde de ce grand bol d'air frais (il fait 0° en sortant de l'avion). Pas question de regarder le sol, mais profiter du paysage, au-dessus du Dévoluy et du pays des Ecrins au loin. Incroyable sentiment de liberté.
Atterrissage tranquille
A 1.500 mètres, comme un rappel à l'ordre, le parachute est ouvert. C'est violent, pas très agréable, mais c'est en soi plutôt une bonne nouvelle, qu'il s'ouvre. La descente se poursuit tranquillement sur 5 ou 6 minutes avant un atterrissage tout aussi tranquille. La banane sur le tarmac, le taux d'adrénaline est immédiatement monté à 100%. C'est quand le prochain saut?
J'ai aimé
Le sentiment de liberté, la poussée d'adrénaline.
J'ai pas aimé
Le moment (un peu violent) où le parachute s'ouvre, le prix (245 € le saut en tandem).