HAUTES-ALPES - Une fillette s'est noyée samedi lors d'une sortie en hydrospeed dans la Durance. Deux responsables du centre sont en garde à vue...
Le club nautique River club, mis en cause dans la
noyade d'une fillette samedi lors d'une sortie en
hydrospeed dans la Durance (Hautes-Alpes), appartient à la
Fédération française de canoë-kayak, a annoncé lundi la mairie d'
Argentière-la-Bessée, où s'est produit le drame.
«Le comité régional de la Fédération française de canoë-kayak (FFCK) détient le River club», a dit Joël Giraud, maire de la commune et député des Hautes-Alpes, soulignant que le club, auquel des «manquements à la réglementation» sont reprochés, est agréé par la FFCK.
Michel Baudry, président du comité départemental de la Fédération française de canoë-kayak, a confirmé que la Fédération était l'actionnaire du club, tout en insistant sur le fait qu'«il y a un lien de subordination, qui n'est pas fonctionnel au quotidien».
Défaillances de l'encadrement
La fillette est morte samedi alors qu'elle pratiquait l'hydrospeed, activité de nage en eaux vives avec un flotteur, après être restée coincée sous une barre de fer de 12 mètres de long qui traversait la rivière. Des défaillances du côté de l'encadrement ont été relevées, ainsi que l'absence de demande des attestations de capacité de nager des enfants.
Contactée par 20minutes.fr, la mairie d'Etampes (Essonne) qui a envoyé les jeunes en colonie de vacances, assure ne pas disposer d'informations supplémentaires sur l'enquête en cours. «Nous sommes la tête dans le guidon, pour organiser les obsèques de la petite. C'est difficile car on envoie une dizaine de jeunes de 9 à 13 ans en camp et ils rentrent avec une de moins», explique-t-on au cabinet du maire, Franck Marlin (PR).
Plus de contrôles
Dans le même temps, le haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, a annoncé lundi qu'il allait «faire procéder à des contrôles [...] ciblés sur les activités les plus risquées».
«Les normes sont à nos yeux suffisantes, mais là dans ce drame, c'est pas un manque de normes», a-t-il déclaré tout en rappelant «qu'il y a 1,5 million d'enfants qui partent en vacances et que dans l'immense majorité des cas, ça se passe très très bien.»
Selon lui, le moniteur, un stagiaire de 19 ans, qui préparait son brevet d'état aurait dû être supervisé par son maître de stage. Par ailleurs, le groupe n'aurait dû compter que 8 personnes au lieu de onze, et une reconnaissance de la rivière aurait dû être faite au préalable.
W. M. (avec agence)