SOCIAL - Les salariés, réunis en assemblée générale à Châtellerault, ont mis fin au mouvement...
Les salariés de l'équipementier automobile en liquidation judiciaire New Fabris, qui avaient menacé de faire sauter leur usine, ont voté la fin de leur mouvement ce vendredi par 204 voix pour et 24 contre.
Christian Estrosi
avait proposé ce vendredi matin une prime de 12.000 euros par personne. Les syndicats en réclamaient 30.000. Ils accepteront finalement la proposition gouvernementale. «Beaucoup de salariés sont déçus par l'issue des négociations», raconte Richad Kuhne, adhérent CGT joint par 20minutes.fr, «12.000 euros, c'est vraiment très faible». «On a le sentiment d'avoir été abandonné. Par PSA, par Renault, par l'Etat», déplore le salarié.
«J'ai vu beaucoup de larmes»
«J'ai vu beaucoup de larmes ce matin», confie Brigitte Tondusson, vice-présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes à 20minutes.fr, «les gens sont chamboulés, il y avait beaucoup d'émotion, de fatigue après ce combat difficile.» Pour cette femme qui a suivi de très près le mouvement social, les salariés ont fini par accepter ce qu'on leur proposait car «c'est mieux que rien. Beaucoup n'ont pas de moyens, sont en situation très difficile. Ils ont donc fait ce raisonnement.»
Brigitte Tondusson estime que les «négociations n'ont pas été satisfaisantes, il y a eu un manque de transparence, notamment sur l'expetise et l'évaluation des stocks». Les salariés vont maintenant devoir quitter l'usine.
O.R. avec agence