VIOLENCES - C'est ce qui ressort de l'enquête de l'Inspection générale de la police (IGS)...
L’enquête de l’Inspection générale de la police (IGS) sur les incidents survenus le 8 juillet dernier est presque achevée, selon les
informations du «Monde». C’est au cours de ces incidents que Joachim Gatti avait perdu un œil après un tir de flash-ball. Le réalisateur avait ensuite porté plainte et l’IGS, la police des polices compétente pour Paris et pour la petite couronne avait été saisie.
Le quotidien
rapporte que selon les premiers éléments de l’enquête, «il apparaît que l'auteur du tir, un policier de la brigade anticriminalité (BAC), ne se trouvait pas en situation de légitime défense».
«Brutalité policière»
Le cameraman de 34 ans était venu soutenir des personnes expulsées le matin même du squat culturel de la Clinique dans cette ville de Seine-Saint-Denis. Un dîner festif avait alors été improvisé en guise de protestation dans une rue piétonne.
La préfecture avait expliqué que les policiers avaient riposté à coups de flash-ball après avoir reçu des projectiles. Mais pour le père de Joachim Gatti il était clairement question de «brutalité policière».
Arme dangereuse
S’il est vrai que le policier de la BAC n'était pas directement menacé il encourt de lourdes peines en raison des blessures infligées au réalisateur. Selon le «Monde», son tir sera en effet «considéré comme une riposte disproportionnée».
Cette affaire avait également soulevé une
vaste polémique sur l’utilisation du flash-ball. Jean-Pierre Brard, député (PCF) de Seine-Saint-Denis, avait
condamné leur utilisation et demandé «le retrait de cette arme qui peut tuer». Depuis le mois de mars, au moins 5 personnes ont été blessées au visage à cause de cette arme.
E. L.