NATATION - Certains font tout pour ne pas montrer qu'ils portent la combinaison de la marque italienne...
De notre envoyé spécial à Rome,
Les techniques diffèrent, mais le but est à chaque fois le même. Aux Mondiaux de Rome, le grand jeu des nageurs consiste à cacher le logo Jaked qui orne la plupart des combi. Avec une serviette, un tee-shirt, certains font tout pour ne pas divulguer la marque de leur seconde peau. A priori, porter un équipement Jaked n'a rien d'infamant (
quoi qu'en rose bonbon...). Mais quand on est sous contrat avec un autre sponsor, difficile d'assumer l'infidélité.
Pour ces Mondiaux, les équipementiers ferment pourtant les yeux. Ils demandent juste à leurs nageurs de prendre leurs précautions en sortant du bassin. D'où cet étrange balai de serviettes autour du cou des nageuses dès que se pointe devant elles un micro ou un objectif. Première visée en Italie, Federica Pellegrini, qui avait grossièrement maquillé le logo de sa Jaked (le sponsor de sa fédération), dimanche, lorsqu'elle s'est emparée du record du monde du 400m. Sous contrat avec le japonais Mizuno (comme Fred Bousquet), la star italienne n'a donc pas que des copains chez le fabriquant transalpin, qui a déjà dénoncé à plusieurs reprises son attitude.
Plus simple pour les hommes
Plus surprenante, la pose d'Aurore Mongel, la finaliste du 200m papillon. Les deux mains au dessus du sternum, la Française sponsorisée par Tyr semblait pressée de retrouver le vestiaire après ses courses. Elle est aussi une adepte du maquillage de logo. Quand on est un homme, la solution de facilité consiste à rabattre immédiatement la partie supérieure de la combi. Technique basique utilisée par Amaury Leveaux, après les séries du relais, dimanche. Le Mulhousien, lui aussi sponsorisé par Tyr, utilisait une Arena selon son entraîneur. Lionel Horter a expliqué un peu plus tard que son nageur aurait bien voulu plonger en Jaked.
«Il n'en avait qu'une seule. Celle qu'il avait utilisée à Pescara (aux Jeux Méditerranéens) il y a quinze jours. Il l'a envoyée pour approbation à la Fina, mais quand on l'a récupérée, ce n'était pas possible de nager avec, elle était percée dans deux ou trois endroits...» Pas besoin de masquer le logo, comme ça.
Romain Scotto