Les dirigeants de Servisair Cargo ne sont pas séquestrés, ils sont retenus à Roissy par des «discussions tendues»

69 contributions
Publié le 24 juillet 2009.

SOCIAL - Venus jeudi rencontrer les salariés en grève, le PDG et le directeur général du groupe sont toujours à l’aéroport...

Les employés de Servisair Cargo retiennent leur PDG Abderahman el Aoufouir et directeur général Andy Cowie à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris depuis jeudi 16h. L'entreprise, spécialisée dans le transport de marchandises et implantée dans la zone de fret de l'aéroport, a été placée en liquidation judiciaire en mars dernier.

Les salariés demandent «une solution, un reclassement ou des indemnités conséquentes» et sont prêts à y «passer le week-end», a expliqué Manuel Da Silva, délégué FO. Pour lui, il ne s'agit pas d'une séquestration, mais de «discussions tendues et qui se prolongent».

«Pas maltraités»


«Il n'y a pas eu de violence, pas d'insultes et nous ne sommes pas maltraités», a indiqué pour sa part Abderaman el Aoufir, joint par l'AFP. Le PDG retenu dans les bureaux du premier étage de la société au Fret de Roissy dit «comprendre le désarroi des salariés».

Ils réclament une «indemnisation de 30.000 euros par salarié de moins de 10 ans d'ancienneté et 2.000 euros par années supplémentaire pour ceux de plus de dix ans d'ancienneté», a expliqué Manuel Da Silva.

«Trop tôt pour réclamer quoi que ce soit»

«Une demande exagérée», selon Abderaman el Aoufir, qui a expliqué que «le tribunal administratif doit décider le 28 juillet si nous sommes en liquidation judiciaire».

«Aujourd'hui il est trop tôt pour réclamer quoi que ce soit. Nous n'avons pas encore chiffré les effectifs touchés», a assuré le PDG qui reconnaît avoir «une fourchette d'un maximum de 300 salariés et d'un minimum de 220 salariés» touchés.

«On veut partir la tête haute»

Il assure être venu avec un plan «prenant en compte la situation familiale, l'ancienneté, l'âge, la volonté de créer son entreprise» de chaque salarié. «Ce plan devait être présenté à l'administrateur judiciaire hier mais je n'ai pas pu puisque je suis retenu», a-t-il précisé.

«Ils nous proposent une bouquet de 500.000 euros, c'est 1.400 euros pas salarié, c'est inadmissible», a assuré M. Da Silva. «On veut partir la tête haute», a-t-il ajouté.

«Ce n'est pas comme ça que les choses se passent»

La société, filiale du groupe Derichebourg, emploie 351 personnes, majoritairement à Roissy et à Orly. Le personnel s’étant mis en grève, le PDG s'était rendu sur place jeudi dans l'après-midi.

«Il n'y a aucune solution qui passe par des menaces, par des ultimatums, par des menaces de mort, par des séquestrations, ce n'est pas comme ça que les choses se passent», a réagi le ministre du Travail Xavier Darcos, interrogé sur France 2. «Il faut quand même que l'on sache ça: les entreprises sont aussi elles-mêmes en difficulté, il n'y a pas que les salariés», a-t-il ajouté.

>>> Les syndicats sont-ils dépassés par la radicalisation des conflits? Pour le savoir, cliquez ici.
J.M.
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
849.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr