YVELINES - Ils ont obtenu des indemnités conséquentes...
Les salariés de la filiale française de Nortel à Châteaufort ont voté, ce mardi, l'accord de sortie de crise, à une très large majorité,
après 15 jours de grève.
Ils ont obtenu un accord de 30 à 50.000 euros d'indemnités par salarié grâce au déblocage de 19 millions d'euros de crédit impôt recherche par l'Etat et le retour de fonds bloqués en Angleterre par la société, mais aussi grâce à la «garantie» de bénéficier «du fruit des ventes des actifs de Nortel».
Selon Farid Bazizi, représentant des salariés, il y a eu «86% de oui pour la levée de la grève et l'adhésion au protocole». «On est satisfaits dans la mesure où on est convaincu qu'on est allés au maximum de ce qu'on pouvait avoir», a-t-il ajouté.
« Seul le dialogue vaut»
L'indemnité supra-légale sera la même quels que soient l'ancienneté ou le poste des salariés, selon l'accord, qui prévoit une aide au départ immédiate de près de 9.000 euros et un intéressement sur les ventes des activités de Nortel, d'un montant estimé de 20.000 à 40.000 euros, par les salariés et leur avocat. Les repreneurs éventuels ont jusqu'à mi-août pour se manifester.
Christian Estrosi qui s’était rendu sur le site mercredi et dont les services ont joué le rôle de "facilitateur" entre avocat des salariés et administrateurs anglais et français a, lui, estimé que «les menaces et la violence conduisent à une impasse, seul le dialogue vaut».
Dans le sillage des employés de
New Fabris, les salariés de Nortel avaient menacé de faire sauter leur usine de Châteaufort à l'aide de dizaine de bonbonnes de gaz. Le site, qui compte 680 salariés, est sous le coup d'une liquidation judiciaire et d'un plan social visant 467 personnes.
MD (Avec agence)