La 13e étape : Vittel – Colmar (200 km) L’étape du jour
Avec oreillettes mais pas sans intérêt, cette escapade vosgienne renoue avec la tradition de l’étape de moyenne montagne avec au programme cinq cols dont le Platzerwasel (classé en 1ere catégorie). De quoi donner des idées aux audacieux. Les prétendants au podium vont-ils enfin oser se découvrir? Le profil de l’étape s’y prête, leur attentisme peut-être un peu moins. La pluie risque aussi d’avoir son mot à dire surtout dans la descente en direction de Colmar. Si personne ne gagnera le Tour ce vendredi, certains peuvent très bien le perdre. L’Italien Rinaldo Nocentini doit lui espérer une course cadenassée pour pouvoir conserver son maillot jaune un jour de plus.
Départ de Vittel à 12h25, arrivée prévue à Colmar à 17h20
Les hommes à suivre
Spécialiste de la moyenne montagne, David Moncoutié est taillé pour ce genre d’étape. En retrait depuis le début du Tour, le grimpeur de la Cofidis attend la bonne occasion. Pourquoi pas ce vendredi. Notre blogueur Amaël Moinard a lui aussi une petite idée derrière la tête, mais se méfie d’un autre français: Pierrick Fédrigo déjà vainqueur d’étape à Tarbes et toujours à l’aise sur ce genre de parcours. Chez les étrangers, il faudra suivre les Espagnols Luis-Léon Sanchez et Amets Txurruka. Le Néerlandais Joost Posthuma a aussi la gueule de l’emploi pour s’imposer à Colmar.
Le prono du jour: 1) Moncoutié 2) Txurruka 3) Wegmann Le twitt du jour:
Geek jusqu’au bout, Levi Leipheimer annonce son abandon d’un twitt œcuménique. «Merci pour votre aide. Bonne chance à tous mes amis encore en course et surtout à tous mes frères de l’équipe Astana». Son ami Lance Armstrong accuse le coup: «Sucks!»
La minute Jean-Paul Olivier
Et si Richard Virenque avait gagné le Tour de France? Dans cette 18e étape du Tour 1997 qui passe par les principaux cols vosgiens, les Festina ont une occasion unique de reprendre le maillot jaune à Jan Ullrich, lâché et maintenu à flot par le brave Udo Bolts. Virenque est en position de force, mais va pêcher par «impatience» pour rester gentil. Enervé par le manque de coopération de ses camarades d’échappée (Pantani, Escartin, Olano en autres), le Varois ordonne à ses coéquipiers Didier Rous et Pascal Hervé de partir à l’avant chercher l’étape. Ullrich parvient alors à faire la jonction. Malgré la victoire de Rous à Montbéliard, c’est bien de la bourde tactique de Virenque dont on parle encore douze ans après.
Les expressions du cyclisme pour les nuls:
Faire le mort: En politique comme sur un vélo, il faut toujours se méfier de celui qui passe pour mort. Le fourbe peut très bien vous poignarder dans le dos. Jeudi, Nicky Sorensen a appliqué à merveille la tactique du mort. A cinq kilomètres de l’arrivé, le Danois tire la langue et ne paraît pas au mieux alors qu’il est échappé avec le Français Sylvain Calzati. Pourtant, c’est le même Sorensen qui démarre comme un avion de chasse quelques mètres plus loin et file vers la victoire d’étape. Bref, il y a encore de l’avenir pour les «morts» dans le cyclisme.
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