CARLING - Les installations étaient redémarrées quand l'accident a eu lieu...
Le vapocraqueur dont
l'explosion a fait 2 morts et 6 blessés à l'usine Total Petrochemicals à
Carling (Moselle) avait connu une défaillance deux jours plus tôt. Jean-Marc Robert, directeur de la sécurité du groupe, a évoqué ce jeudi sur RTL «un incident électrique» dû aux orages de lundi.
Total avait déjà indiqué que les orages avaient entraîné l'arrêt de l'installation. Mercredi, le dispositif était «en phase de redémarrage», a expliqué Jean-Marc Robert. «On ne redémarre jamais ces installations automatiquement, on le fait partie par partie», a-t-il précisé, tout en excluant qu'un redémarrage trop rapide des installations soit la cause de l'explosion.
Total promet de collaborer avec les enquêteurs
Le groupe a assuré qu'il allait «mettre en oeuvre tous (ses) moyens (...) pour collaborer étroitement avec la police judiciaire» afin de trouver les causes de cet accident et que «cela n'arrive bien sûr pas dans d'autres unités», a assuré le directeur de la sécurité. Total possède «des surchauffeurs dans d'autres unités» et portera «une vigilance accrue à l'opération de ces unités» tant que les causes de cet accident n'auront pas été éclaircies.
Classée «
Seveso», l'installation de Carling fabrique des produits de base tels que l'éthylène, le propylène, le méthane et le styrène ainsi que du polyéthylène et du polystyrène, deux plastiques de grande consommation, selon le site internet de l'entreprise.
J.M. avec agence
Le vapocraquage est un procédé pétrochimique par lequel des hydrocarbures saturés sont cassés en molécules plus petites.