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«La position française, énoncée depuis avril 2008», est que «la dette civile reste due par les membres de l'Arche de Zoé, condamnés par la justice tchadienne», a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier, en réponse à une question sur des critiques du président tchadien Idriss Déby Itno. «L'Etat français ne saurait se substituer aux intéressés pour le règlement de cette dette», a ajouté le porte-parole.
En octobre 2007, six Français membres d'une «association humanitaire», l'Arche de Zoé, avaient été arrêtés au Tchad alors qu'ils tentaient d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour.
Condamnés à 8 ans de travaux forcés au Tchad, ils ont été rapatriés en France deux mois plus tard et graciés par le président Déby en mars 2008. Désormais libres en France, ils restent sous le coup d'autres mises en examen.
«Toujours pas payés», selon le président tchadien
Dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique, le président tchadien dénonce notamment le fait «que les dommages et intérêts revenant aux familles des victimes n'aient toujours pas été payés». «D'autant que le président français Nicolas Sarkozy m'avait garanti que son pays allait contribuer à l'indemnisation des victimes», affirme-t-il.
Les six membres de l'Arche avaient été condamnés par la justice tchadienne à verser «solidairement» 6,3 millions d'euros aux familles des 103 enfants qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France.
Depuis, le président de l'Arche, Eric Breteau, et le gouvernement se renvoient la balle.