Le Grenelle de la mer, c'est fini...

3 contributions
Publié le 9 juillet 2009.

ENVIRONNEMENT - Une ultime table ronde se réunit ce vendredi pour dégager un consensus sur les mesures. Que faut-il en retenir?

Le Grenelle de la mer s’achève ce vendredi, avec la présentation de propositions concrètes pour préserver la mer et ses ressources.

L’origine du Grenelle de la mer
Il a été annoncé le 27 février dernier par Jean-Louis Borloo et trois autres ministres concernés, et effectivement lancé début avril. L’idée était de compléter le Grenelle de l’environnement par tout ce qui concerne la mer et le littoral. Présents pour les débats: l’Etat, les élus, les partenaires sociaux et les associations de protection de l’environnement. Au total, plus de 600 propositions sont sorties des rencontres.

Les propositions concrètes
Pollutions, bétonnage du littoral, biodiversité, énergies marines, gouvernance internationale, tout ou presque a été passé en revue. Les différents groupes de travail ont notamment proposé la création de «ports off-shore» éloignés des villes, l'éco-labélisation des produits de la pêche, l'extension des aires marines protégées, des mesures contre les déchets en mer, ou encore la création d'une agence nationale de «l'Archipel France» pour mieux prendre en compte le potentiel de l'outre-mer.

Des avancées ont également été enregistrées sur la difficile question des ressources halieutiques, avec des projets de gestion concertée entre pêcheurs et ONG.

Quel financement?
«C’est un des enjeux les plus importants, nous l’avons souligné dès avril, note Christian Garnier, vice-président de France Nature Environnement, joint par 20minutes.fr. Une grande politique marine et maritime ne pourra échapper à un financement nouveau et innovant.» Parmi les solutions envisageables, la fédération (qui regroupe 3.000 associations) propose notamment la «tarification des usages». En gros: «faire payer des royalties à ceux qui exploitent les ressources marines». Autre piste de réflexion: faire payer le transport maritime, considérant que la mer est une infrastructure, comme les routes. «Il faudrait que chacun paie ses coûts, selon le principe du pollueur-payeur, mais aussi développer un système de péage pour le transport maritime». Pour le vice-président de FNE, « ça va être très dur, il va falloir se battre au niveau européen».

Et maintenant?
Le président de la République pourrait prendre la parole sur le sujet, dans la deuxième quinzaine de juillet, comme il l'avait fait dans la foulée du Grenelle de l'environnement, en octobre 2007, indiquait-on mercredi de source gouvernementale. L'objectif est de définir une stratégie nationale pour la mer et le littoral avec des «engagements précis, chiffrés et quantifiés.

«Ensuite, nous attendons de voir si le Grenelle de la mer pourra être intégré dans la nouvelle loi de finances», précise Christian Garnier. «Les résultats seront mesurés dans le temps. Pour la mise en pratique, cela va prendre du temps.»

Oriane Raffin (avec agence)
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr