A la rentrée, certains collèges du département vont perdre des élèves, malgré des effectifs globaux en hausse. Ces jeunes profitent de l'assouplissement de la carte scolaire pour changer d'établissement. Ainsi, 1 172 demandes de dérogation sur des critères de handicap ou sociaux ont été effectuées auprès de l'inspection académique, dont 850 pour des élèves de CM2. « Parmi les entrants en sixième dans les cinq collèges "ambition réussite", il y a eu 30 % de demandes de dérogation en plus comparé à l'an dernier. Ces familles ne mettent pas en cause le niveau de ces établissements, mais leurs enfants sont motivés et veulent étudier ailleurs. C'est un appel fort à la mixité sociale », plaide Jean-Louis Baglan, l'inspecteur d'académie.
Ce dernier assure que les dérogations, dont la moitié ont été satisfaites, n'entraîneront pas de fermeture de classes. « Elles perdront des effectifs, mais les moyens resteront les mêmes. Nous essayons de renforcer le dynamisme de ces équipes », poursuit-il.
Depuis sa mise en place il y a deux ans, l'assouplissement de la carte scolaire est critiqué par les fédérations de parents d'élèves, notamment la FCPE, qui y voit « une école publique à deux vitesses et un leurre de l'égalité des chances ». Car si les classes des collèges « ambition réussite » seront allégées, elles vont aussi perdre certains élèves qui jouaient un rôle de locomotive. « Je suis conscient du risque », assume Jean-Louis Baglan. En attendant, pour donner un maximum de chances à ces collégiens venus du Mirail, le collège Pierre-de-Fermat ouvre dix places à leur attention. W