Version plus musclée
Mais le chef de l'Etat en personne tient à l'aspect répressif de son texte, d'où un retour très rapide devant les parlementaires d'une nouvelle mouture plus musclée. En effet, Hadopi 2 répond à la censure des sages en permettant à cette haute autorité de saisir la justice après avoir établi les infractions. Le juge pourra prononcer trois peines: suspension de l'abonnement d'un an maximum, amende allant jusqu'à 300 000 euros et deux ans d'emprisonnement. Afin d'éviter l'encombrement des tribunaux, la justice utilisera la procédure simplifiée de l'ordonnance pénale (jugement sans audience publique) et devant le tribunal correctionnel siégeant à juge unique (au lieu de trois).
De plus, le Sénat a ajouté un amendement qui permettra de sanctionner d'une amende d'un maximum de 1.500 euros et d'un mois de suspension d'abonnement, un abonné « négligent » qui laisserait un tiers utiliser son accès à Internet pour télécharger illégalement. Un point qui pourrait prêter le flanc à des nouvelles critiques du Conseil constitutionnel, cette disposition induisant une présomption de culpabilité. Les opposants au texte demandent un moratoire, car ils estiment que la nouvelle version de la loi ne tirent pas les leçons de la censure des sages.
>> A suivre: Le Sénat examine le projet de loi dès 14h30 ce mercredi. 20minutes.fr vous racontera >>