Un militaire français impute la tragédie à l'armée algérienne

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Publié le 7 juillet 2009.

Et si le massacre des sept religieux de Tibéhirine en 1996, longtemps attribué à un groupe terroriste islamiste, résultait en fait d'une « bavure » de l'armée algérienne ? L'ancien attaché militaire français à Alger l'a affirmé devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête. Selon le témoin, les moines ont été tués dans un raid d'hélicoptères militaires, alors qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes. « Les corps des moines étaient criblés de balles », a-t-il rapporté. Révélé par Le Figaro, Mediapart et L'Express, ce témoignage constitue, selon l'avocat des parties civiles, Me Patrick Baudouin, la preuve qu'il y a eu « dissimulation de la part des autorités algériennes et certainement de la part des autorités françaises » sur les circonstances du drame.

Les sept religieux français ont été kidnappés en mars 1996 dans leur monastère isolé, au sud d'Alger, entouré d'un maquis alors contrôlés par les groupes armés islamistes. Le GIA avait d'ailleurs revendiqué cet enlèvement. En mai, l'armée algérienne avait affirmé avoir découvert les dépouilles des moines. Seules les têtes avaient été retrouvées. Peut-être les corps avaient-ils été démembrés pour empêcher l'identification des balles à l'origine de leur mort. Pour Me Baudouin, ce témoignage « confirme que l'omerta a prévalu au nom de la raison d'Etat ». W

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