AF447: «L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau, avec une forte accélération verticale»
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L'Airbus A330 retrouvé au large des côtés brésiliennes BRAZIL AIR FORCE
ENQUETE - Le Bureau d'enquêtes et d'analyses présente le premier rapport sur le crash de l'avion d'Air France...
Alors que les boîtes noires n'ont toujours pas été retrouvées, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) a tout de même fait un point d'étape sur l'enquête technique sur l'accident du vol AF447 d'Air France, disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris. Le BEA a ainsi exclu ce jeudi l'hypothèse d'une dislocation en vol de l'avion.
L'avion parait avoir heurté l'eau
L'examen des pièces récupérées «amène à faire le constat suivant: l'avion n'a pas été détruit en vol», affirmé le responsable de l'enquête Alain Bouillard, lors d'une conférence de presse. «L'avion paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale», a-t-il ajouté. Interrogé sur le peu d'essence retrouvé à la surface de l'eau, alors que les réservoirs étaient encore bien pleins, Alain Bouillard a répondu que «le premier jour des recherches, les conditions météorogiques étaient très difficiles», suggérant que le carburant avait pu être dispersé en mer.
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Aucun gilet de sauvetage gonflé
Ainsi, dans le galey (meuble où sont rangés les plateaux repas), toutes les étagères sont descendues au fond, ce qui laisse à penser qu'il a subi une accélération verticale. Un morceau de plancher retrouvé est déformé du bas vers le haut, impliquant que l'avion ait heurté la surface de l'eau.
Le fait que la dérive soit toujours fixée à la structure de l'avion et qu'elle ait été retrouvée au milieu des autres débris confirmerait qu'elle n'a pas cassé en vol. Aucun gilet de sauvetage gonflé n'a été retrouvé. «L'absence de gilets de sauvetage gonflés montre que visiblement les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage», a souligné Alain Bouillard.
Les sondes Pitot: «pas la cause» de l'accident
Reste qu'entre la surface de l'eau et les 35.000 pieds auxquels se trouvait l'avion, «nous n'avons aucune information» sur ce qui s'est passé, a affirmé Alain Bouillard. Le BEA a par ailleurs estimé que les sondes Pitot sont «un élément, mais pas la cause» de l'accident. «A ce stade de l'enquête, nous sommes toujours en train d'enquêter sur le lien éventuel entre les incohérences de vitesse relevées et les sondes Pitot», a précisé le responsable de l'enquête.
Quant à savoir si l'avion a pu être frappé par la foudre, une des premières hypothèses soulevées par Air France notamment, Alain Bouillard a indiqué qu'aucune trace d'incendie ou d'explosif avait été retrouvée.
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