Alors que le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA), chargé de l’enquête technique sur l’accident de l’Airbus A330 d’Air France, diparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, va présenter son premier rapport sur le crash, les familles de victimes, elles, sont excédées par l’absence d’informations.
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Dans le rapport, le BEA recueillera les «premiers faits établis». Pour l'instant, les causes de l'accident qui a provoqué la mort de 228 personnes n'ont pas été encore déterminées. Selon le directeur général d’Air France, ce rapport fera «la liste de tous les faits déjà établis concernant l'avion, l'équipage, la trajectoire, les contacts avec le sol, les débris qui ont été retrouvés, la météo sur le chemin». Ce rapport sera «une étape significative» mais il «ne donne pas de réponse à la question de savoir ce qui s'est passé exactement, quel enchaînement de causes a provoqué cet accident», a-t-il précisé. Deux jours après l'accident, le directeur du BEA, Paul-Louis Arslanian, avait déjà prévenu que l'enquête serait «longue et difficile».
«Des informations techniques restées confidentielles à ce jour»
Mercredi, Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général d’Air France a rencontré les familles des victimes, à Rio de Janeiro. Néanmoins, une association de familles de disparus, l'Association pour la vérité, l'aide et la défense des victimes de l'AF 447, qui compterait cinquante famille réclame, selon leFigaro.fr, «des informations techniques restées confidentielles à ce jour».
Dans une lettre adressée à la compagnie et disponible sur le site Internet du quotidien, l’association dit vouloir une réponse, qui «permettrait de rassurer les familles quant à la transparence totale de cette enquête, ainsi qu'à la bonne foi d'Air France». L’association réclame notamment la séquence des messages d’alertes envoyés par l’avion.