Sarkozy regrette le bling bling, pas le bouclier fiscal
Créé le 01.07.09 à 21h25
Mis à jour le 01.07.09 à 21h56
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ENTRETIEN - «J'ai commis des erreurs», reconnaît le chef de l'Etat dans le «Nouvel Observateur»...
Nicolas Sarkozy a choisi de «s'adresser à des lecteurs qui ne sont pas spontanément (ses) électeurs». Ceux du «
Nouvel Observateur», auxquels il concède avoir «commis des erreurs», notamment par son côté «bling bling» et son tempérament parfois emporté.
«Lorsqu'on est président de la République, on n'a jamais raison d'être agressif», admet-il
dans un entretien à paraître jeudi. Selon lui, il est même «normal qu'on exige du président de la République de la retenue et de la transparence», même s'il estime qu'il s'agit d'un phénomène nouveau auquel n'a pas été soumis François Mitterrand.
Des erreurs sur la forme, pas sur le fond
Terminé, donc, les
fêtes au Fouquet's («pas compris et polémique» donc «une erreur») et les
altercations avec Laurent Joffrin, patron de «Libération» («certainement pas» ce dont il est «le plus fier dans (s)on début de mandat»)
Des erreurs qui cependant tiennent plus à la forme qu'au fond. Car pour Nicolas Sarkozy, il n'est pas question de remettre en cause le choix de mettre en place le
bouclier fiscal, rappelant au passage qu'en la matière, «l'Europe nous oblige à l'harmonisation». Et sur son bilan, notamment en matière de pouvoir d'achat, il accuse «une crise qui n'a pas de précédent depuis quatre-vingts ans».
«J'écoute, j'apprends, peut-être même je progresse»
Interrogé sur «la fin du sarkozysme flamboyant et de l'élan réformateur» depuis le
discours devant le Congrès à Versailles, le chef de l'Etat dément: «Ce n'est pas la fin des réformes, elles continueront. Mais je dois tenir compte des critiques, des épreuves, des échecs, pour essayer de faire mieux.» Car il l'assure: «j'écoute, j'apprends, peut-être même je progresse».
Un progrès qui ne se ressent pas dans les sondages, qui le créditent de
40% d'opinions positives. Impopulaire, le président Sarkozy? La réponse fuse: «La seule mesure pertinente de la popularité (...) c'est l'élection».
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