Bientôt une prise de sang pour dépister le cancer du poumon
Créé le 29.06.09 à 19h57
Mis à jour le 29.06.09 à 19h57
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SANTE - Un laboratoire dit avoir avoir mis au point une technologie inédite...
Pour savoir si l'on est atteint d'un cancer du poumon, il suffira peut-être bientôt de passer faire une prise de sang dans son labo. Ce scénario, encore fictif, est peut-être en passe de se réaliser grâce à la découverte d'un laboratoire français basé à Evry, BioSystems. «Nous avons mis au point une plateforme technologique pour trouver des anticorps propres à une maladie. Nos recherches sur le cancer du poumon, subventionnées par le
National Institute of Health américain, nous ont permis d'isoler 13 anticorps spécifiques à cette pathologie», explique à 20minutes.fr Jean-Pierre Tirouflet, directeur général de BioSystems.
Actuellement, seul un test sanguin de dépistage existe dans le cadre du cancer. Il s'agit du PSA (antigène prostatique spécifique), prescrit pour détecter le cancer de la prostate. «Il n'est fiable qu'entre 30 et 50% des cas, souligne Jean-Pierre Tirouflet. Le test réalisé pour le cancer du poumon (sur 600 échantillons de sang, ndlr) se révèle sûr à au moins 80%.»
Un dépistage en phase 1
Dans un premier temps, ce dépistage sera testé à partir de septembre à l'hôpital Avicennes de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et servira surtout d'aide au diagnostic. «Il sera réalisé à partir de symptômes ou d'une radio pas clairs», explique encore Jean-Pierre Tirouflet. Selon lui, cette technique supplémentaire permettra d'abord d'avoir un outil de diagnostic plus précis et efficace. Mais à terme, elle permettrait surtout de détecter les cancers du poumon plus tôt, en phase précoce (phase 1) tandis qu'aujourd'hui la plupart de ces cancers sont diagnostiqués en phase 3 ou 4, une fois que les symptômes sont déjà bien installés.
«En prenant plus tôt et plus vite les patients en charge, on aura plus de chances de sauver des vies», insiste Jean-Pierre Tirouflet. Si le dispositif fonctionne, il pourrait être étendu aux fumeurs, qui pourraient se voir prescrire un dépistage sanguin en fonction de plusieurs critères (consommation, âge, antécédents...), qui n'ont pas encore été arrêtés.
Contacté par 20minutes.fr,
l'Institut national du cancer estime qu'«il est trop tôt pour valider ou invalider les allégations du laboratoire». Mais l'Inca reconnaît financer et favoriser les tests de diagnostic précoces. BioSystems affirme de son côté travailler d'ores et déjà sur le dépistage d'autres types de cancer, notamment du sein et du côlon.
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