La Roux: «La musique des années 1980 a été une épopée d'audace et de créativité»

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Publié le 29 juin 2009.

INTERVIEW - La chanteuse britannique, qui sort son premier album éponyme lundi, remet le synthé au goût du jour...

Son pseudo ressemble à du mauvais français. La Roux, Elly Jackson de son vrai nom, est une chanteuse britannique qui s'inspire de la folie des années 1980 pour dynamiser une pop en berne.

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Lire le portrait de la chanteuse en cliquant ici.

La Roux a déjà dépoussiéré Prince en s’inspirant directement de «When doves cry» pour son titre «Quicksand», à la mélodie entêtante. Un joli coup qui lui vaut aujourd’hui d’être considérée comme la nouvelle étoile montante de la pop britannique (à lire ici et ). 20minutes.fr l’a rencontrée dans un hôtel parisien à l’heure du thé, qu’elle ne raterait pour rien au monde. Interview.
 

 
La Roux est en fait le nom du duo que vous formez avec Ben Langmaid, qui a co-écrit et co-produit votre album. Comment vous répartissez-vous les rôles?
Je commence généralement à tester des mélodies sur le piano ou le synthé puis je les fais écouter à Ben qui me dit si ça lui plaît. Mais nous avons les mêmes goûts, donc quand une mélodie ma plaît, je suis quasiment sûre qu’elle lui plaira également. Nous écrivons tous les deux sur les textes. Pour ce premier album, nous avons travaillé durant quatre années mais de manière discontinue car nous ne voulions pas le sortir dans la précipitation.
 
Votre musique rappelle celle des années 1980. En quoi ces années ont été une source d’inspiration?
J’ai beaucoup écouté cette musique, que j’ai découverte ces dernières années. La musique des années 1980 a été une épopée d’audace et de créativité. Le son des albums de l’époque avait une qualité propre, on sent qu’ils appartenaient tous à un même élan. Ça a été une décennie très productive, même si parfois on a le sentiment que les artistes et les producteurs prenaient un peu trop de cocaïne (rires). Cette musique me semble bien plus libre et expérimentale que la musique actuelle, bien trop lisse.


 
La culture de l’époque vous a-t-elle également inspirée?
J’ai un peu grandi avec. J’ai beaucoup aimé les films «Stand by me», «Trois hommes et un couffin», «Labyrinthe» et «Dirty dancing». Pour ce dernier, j’ai un peu honte mais je n’y peux rien! Les artistes qui m’ont le plus influencée sont Prince, David Bowie, Depeche Mode et Grace Jones.


 
Ces artistes ont presque tous disparu de la scène aujourd’hui…
Oui et lorsqu’ils essayent de revenir, ce n’est plus vraiment ça. Michael Jackson (cette interview a été réalisée avant le décès du chanteur, ndlr) revient parce qu’il a besoin d’argent, il n’y a rien de créatif dans sa démarche. Je pense qu’il y a un temps pour chaque artiste. Lorsque le mien sera passé, pas trop tôt j’espère, alors je partirai. Je n’ai pas envie de ressembler à ces artistes qui n’arrêtent jamais, comme Madonna par exemple, et qui ne proposent plus rien d’intéressant. Je crois qu’un artiste connaît sa plus grande phase de créativité à ses débuts.
Propos recueillis par Sandrine Cochard
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