Il en reste plus de 200 non restituées sur 500 dans le monde, dont une quinzaine en France, au musée du quai Branly de Paris, à Lyon, à Marseille... Les sénateurs examinent aujourd'hui une proposition de loi visant à restituer à la Nouvelle-Zélande des têtes maories présentes dans plusieurs musées français. Une restitution longtemps bloquée par les autorités culturelles nationales, craignant une contagion à d'autres collections, comme les momies égyptiennes.
Mais pour la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, à l'origine du texte, il s'agit de « l'expression du respect que l'on doit aux croyances d'un peuple qui réclame ces têtes afin de les inhumer dignement ». Lors de la colonisation de la Nouvelle-Zélande, les Européens s'étaient passionnés pour ces têtes humaines tatouées et face à l'explosion de la demande commerciale, des esclaves avaient été décapités. Ce trafic avait été interdit à partir de 1831 par les Britanniques. W