REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes français peinent à qualifier Michael Jackson...
L’info n’avait pu être donnée que par quelques journaux, vendredi. Tous se rattrapent samedi, et consacrent de nombreuses pages à la mort de Michael Jackson. Avec la même difficulté à cerner un personnage difficilement résumable à une formule simple.
«Ni monstre, ni extraterrestre», Michael Jackson était «un mutant», écrit Gérard Lefort dans «Libération». «Un nouvel Adam, le futur de notre espèce, icône de notre inquiétante modernité», selon lui. Pour Hervé Cannet de «La Nouvelle République du Centre-ouest», il n'était «ni noir ni blanc; ni vieux ni jeune; ni enfant ni adulte; ni homme ni femme» plutôt une «sorte de lutin androgyne».
«Epris d'une perfection dantesque»
Yves Harté dans «Sud-Ouest» considère que le chanteur représentait «l’être asexué qu’exhument toutes les mythologies du monde entier». «Une créature à part, ambiguë», d'après l'éditorialiste.
«Mal dans sa peau au point de vouloir en changer la couleur, mal dans sa tête au point de martyriser son visage, Michael Jackson était épris d'une perfection dantesque», estime, pour sa part, Jacques Camus dans «La République du Centre».
Dans la même veine, Philippe Waucampt du «Républicain Lorrain» souligne que «le petit afro-américain s'est mué en une sorte d'Alien entre blanc et noir, entre jeune et vieux, aussi inclassable, aussi universel et aussi kitsch que sa musique».
Quant à Hervé Chabaud (L'Union), il ne craint pas d'affirmer que «sous l'enveloppe de la star adulée, était tapi un homme qui ne s'aimait pas, jusqu'à programmer sa propre destruction».
«Une tête de gondole planétaire»
Certains éditorialistes osent parler show-biz, et évoquer les recettes que sa mort prématurée va générer. «On a parlé d'icône - mais alors une icône selon notre temps, une tête de gondole planétaire», écrit Francis Brochet dans «Le Progrès». Un point de vue partagé par Dominique Garraud («La Charente Libre») pour qui «la mort prématurée de Michael Jackson s'annonce juteuse aussi bien pour ses producteurs que pour les vendeurs de ses disques».
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Avec agence